Pologne : l'opposition dépose un recours contre la réélection de justesse du président conservateur Andrzej Duda

Une bannière électorale officielle d\'Andrzej Duda, le président polonais réélu, le 14 juillet 2020, à Cracovie, en Pologne.
Une bannière électorale officielle d'Andrzej Duda, le président polonais réélu, le 14 juillet 2020, à Cracovie, en Pologne. (ARTUR WIDAK / NURPHOTO / AFP)

Le recours de la Plateforme civique comprend des plaintes pour irrégularités émanant de 2 000 personnes.

Elle demande l'invalidation du scrutin. Rejetant la réélection du président polonais conservateur sortant Andrzej Duda le 12 juillet, la principale coalition de l'opposition a annoncé jeudi 16 juillet avoir déposé un recours devant la Cour suprême. La Plateforme civique (PO), dont le candidat Rafal Trzaskowski, maire libéral pro-européen de Varsovie, a perdu de peu ce scrutin, a mis en cause des irrégularités et la partialité présumée de la télévision publique.

Soutenu par le parti conservateur nationaliste Droit et Justice (PiS, au pouvoir), Andrzej Duda l'a emporté d'extrême justesse, avec 51 % des suffrages face à Rafal Trzaskowski, qui a obtenu 49 % des voix.

La Cour suprême a jusqu'au 3 août pour se prononcer

"Nous avons demandé que l'élection soit déclarée invalide", a déclaré le chef de la Plateforme civique, Borys Budka, à la presse : le scrutin n'était ni "équitable" ni "honnête" et "l'ensemble de l'appareil d'Etat a enfreint la loi" en apportant son soutien à Andrzej Duda.

Le vote devait avoir lieu en mai - à l'époque Andrzej Duda était nettement en tête des intentions de vote - mais il a dû être reporté en raison de la pandémie provoquée par le nouveau coronavirus. Le soutien à Andrzej Duda avait considérablement diminué depuis, y compris en raison des retombées de l'épidémie, qui a plongé la Pologne dans sa première récession depuis la chute du régime communiste en 1989.

Le recours de la PO comprend des plaintes pour irrégularités émanant de 2 000 personnes, faisant état de problèmes liés à l'inscription sur les listes électorales, à des bulletins de vote non envoyés à temps ou à la participation au scrutin d'électeurs se trouvant à l'étranger. Selon la Constitution, la Cour suprême a jusqu'au 3 août pour se prononcer sur la validité du scrutin.

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