Plus d'un millier de manifestants ont protesté contre l'évacuation du campement des "indignés" de la Puerta del Sol

Place des Indignés à Madrid le 2 août 2011 au soir
Place des Indignés à Madrid le 2 août 2011 au soir (AFP)

Mais, ils ont été empêchés mardi soir d'entrer sur cette place du coeur de Madrid par la police, a constaté un journaliste de l'AFP.

Mais, ils ont été empêchés mardi soir d'entrer sur cette place du coeur de Madrid par la police, a constaté un journaliste de l'AFP.

"Cette place est à nous", hurlaient des manifestants en jetant des ballons vers les forces de l'ordre venues en nombre pour bloquer toutes les rues donnant sur cette place centrale habituellement très touristique. "Laissez-nous passer. Ce n'est pas un parking. C'est une place", scandaient-ils alors qu'une vingtaine de fourgons de police occupaient les lieux.

Toutes les rues étaient barrées de cordons de policiers anti-émeutes. Les bouches de la station de métro Sol desservant la place avaient été fermées.

"Honte! honte!", "Vous êtes des policiers ou vous êtes des tueurs à gage?", "moins de police, plus de démocratie" ou encore "le peuple uni ne sera jamais vaincu!", leur criaient les manifestants.

La police laissait les personnes sortir mais empêchait de passer tous ceux qui voulaient se rendre sur la place.

La police a évacué mardi à l'aube les campements de la Puerta del Sol et de l'avenue du Prado, dans une opération qui n'a causé, selon elle, ni blessé ni arrestation. La nouvelle s'était alors répandue comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux Facebook et Twitter où très vite, le site des "indignés" a appelé à une manifestation à 20H00 (18H00 GMT).

Certains "indignés" encore sur place, ont dénoncé une évacuation destinée "à nettoyer la place" pour la visite du Pape du 18 au 21 août. "Ils ont détruit le point d'information, les tentes et tout ce qu'il y avait. Ils ont tout mis à la poubelle alors que nous avions déjà dit que nous ne voulions maintenir que le point d'information", a affirmé Juan Plaza, 39 ans, qui soutient le mouvement depuis le début.

Né à la mi-mai autour d'un même ras-le-bol, rassemblant jeunes, chômeurs, salariés ou retraités, le mouvement, relayé par les réseaux sociaux et soutenu par l'opinion publique, a réuni jusqu'à 200.000 manifestants le 12 juin et a essaimé en Europe.

Samedi, un camp d'"indignés" qui campaient depuis deux mois au centre d'Athènes a aussi été évacué par la police.

Le 26 juillet, un groupe d'une cinquantaine "d'indignés" espagnols a quitté Madrid à pied pour Bruxelles. Mardi soir, des dizaines de manifestants "tweetaient" en direct, dénonçant un déploiement policier massif et la fermeture de la place.

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