Philae : "On s’entraîne à secouer le robot au fond de sa couette"

(Le robot Philae, passager de la sonde Rosetta, s'était posé sur la comète Tchouri le 12 novembre 2014 © ESA/Rosetta/Philae//NEWSCOM/SIPA)

Un signe de réveil du robot posé en novembre sur la comète Tchouri est impatiemment attendu par les spécialistes. Le soleil devrait réchauffer ses batteries assoupies. Le robot n'avait pas encore donné signe de vie jeudi en début d'après-midi.

Après le défi scientifique réussi en novembre 2014, les experts attendent à présent une autre prouesse afin de compléter leurs études inédites. Au bout d’un voyage de dix ans, la sonde Rosetta a permis à son passager Philae de s’installer sur la comète Tchouri. Mais le robot s’est posé à l’ombre. La comète étant à présent davantage exposée au soleil, une première tentative de réchauffement de ses batteries a été lancée dans la nuit de mercredi à jeudi.  Le robot n'avait pas encore donné signe de vie jeudi en début d'après-midi, selon l'Agence spatiale européenne, le chef de la mission Rosetta, Patrick Martin, affirmant qu’il ne s’attendait pas à ce que le robot se réveille cette semaine.

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La bonne fenêtre du printemps

En mars, la comète Tchouri reçoit davantage de lumière, peut-être de quoi réchauffer les batteries solaires de Philae, jusqu’ici coincées à l’ombre. Les scientifiques viennent de lancer une première phase de réveil, en allumant la réception de la radio de Rosetta sur le canal utilisé par le robot. Ils sont aux aguets d’un premier signal.

Marc Pircher, directeur du Centre nationale d'études spatiales (CNES) à Toulouse explique que "la comète tourne sur elle-même en douze heures avec un axe de rotation orienté de telle sorte qu’il y a des étés et des hivers sur Tchouri ".

"On est toujours à la fleur de l’hiver et on va passer au printemps au mois d’avril (...) C’était la première manipulation cette nuit. On a trois heures de liaison avec Rosetta. Nous n’avons pas reçu cette nuit de signal à proprement parler. On est train de s’entrainer à secouer Philae au fond de sa couette."

"On se rapproche du soleil et on a donc plus de watts au mètre carré" : Marc Pircher, directeur du Centre nationale d'études spatiales (CNES) de Toulouse
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De son côté, le chef du projet Rosetta au CNES, Philippe Gaudon, se montre optimiste. 

La sonde européenne Rosetta s’était rapprochée à six kilomètres de la comète Tchouri en février 2015, avant de s’éloigner à nouveau pour attendre le réveil de son célèbre passager.

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