Papandréou se dirige vers la sortie en Grèce

(Yiorgos Karahalis Reuters)

Georges Papandréou a renoncé à son référendum. Le Premier ministre socialiste grec accepterait de démissionner mais il veut d'abord obtenir la confiance des députés.

S'exprimant aujourd’hui
lors d'un conseil des ministres extraordinaire, Georges Papandréou a déclaré qu'il
n'était pas inamovible à son poste de Premier ministre en Grèce.  D'après des sources
gouvernementales, le chef du gouvernement grec aurait conclu un accord avec ses
ministres par lequel il démissionnera si ces derniers l'aident à obtenir demain
la confiance du parlement malgré son projet controversé de référendum sur le
plan européen de soutien financier à la Grèce.

"La solution des élections,
aujourd'hui et en ce moment même, représenterait un bien plus grand danger de
faillite et bien sûr de sortie de l'euro", a déclaré le Premier ministre.

Georges Papandréou a
assuré qu'il n'avait jamais eu l'intention d'organiser le référendum sur l'euro.Le leader de la Nouvelle
Démocratie (droite) Antonis Samaras a fait une concession en laissant entendre
pour la première fois depuis le début de cette crise que sa formation était prête,
devant la gravité de la situation, à envisager de participer à un gouvernement
de transition.Même le ministre des
Finances, Evangelos Venizelos, avait jugé que "l'appartenance de la Grèce à
la zone euro est une conquête historique du pays qui ne peut être mise en
question" par référendum. Il a annoncé quelques heures plus tard que le
plan de sauvetage serait soumis à l'approbation d'une super-majorité de 180
voix sur 300 au Parlement, donc forcément avec le soutien de l'opposition, les
socialistes ne tenant que 152 sièges. Il a appelé ces derniers à voter la
confiance au gouvernement demain.

La France et
l'Allemagne, qui n'ont guère caché leur colère à l'annonce du référendum grec,
ont conditionné le versement des huit milliards à la mise en œuvre du plan de
sauvetage de la Grèce.

La Banque centrale européenne
(BCE) a surpris les économistes ce soir en abaissant son principal taux
directeur plus tôt que prévu, d'un quart de point, à 1,25%. Cette annonce et
l'abandon du référendum ont fait remonter les indices boursiers.

Vous êtes à nouveau en ligne