Papandréou croit au "oui" au référendum

(Yves Herman Reuters)

A l’issue de la réunion avec les dirigeants européens, le Premier ministre grec Georges Papandréou a affirmé sa confiance en un vote positif des Grecs au référendum sur le plan d’aide européen. Il a admis que la question de fond était l’appartenance de la Grèce à la zone euro, mais il a refusé de donner des indications sur le futur intitulé de la question.

Pour lui, la réunion a dû avoir des airs de conseil de discipline. “Convoqué” sans trop de ménagement par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel après l’annonce surprise du référendum, Georges Papandréou  a dû voir avec soulagement les portes se rouvrir, au Palais des festivals de Cannes, après deux heures et demie de réunion.

Mais malgré la colère à peine masquée des Européens, Georges Papandréou garde son optimisme. Après tout, ce coup de poker peut aussi bien faire descendre sur lui une aura de grand sage du berceau de la démocratie. Pour commencer, il se dit convaincu que les Grecs vont répondre “oui” au référendum : “Je crois que nous aurons une réponse positive, je crois que le peuple grec veut que la Grèce reste dans la zone euro et je crois que ce référendum le montrera. [...] Je veux dire que nous aurons un 'oui' ” , prophétise-t-il.

Mais “oui” à quoi exactement ? Là, Georges Papandréou n’a pas trop voulu s’avancer : “Ce n’est pas le moment de vous donner la formulation exacte  mais l’essence est que ce n’est pas seulement une question sur un programme, c’est la question de savoir si nous voulons ou pas rester dans la zone euro. C’est très clair, et cela doit l’être pour tout le monde” , tergiverse-t-il.

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