Opération anti-terroriste en Belgique : ce que l'on sait

(Perquisition dans un immeuble du centre de Verviers © MAXPPP)

Vaste opération anti-terroriste ce jeudi soir dans plusieurs villes de Belgique. Deux individus suspectés de préparer des attentats de grande ampleur ont été tués.

Ce sont des écoutes téléphoniques qui ont précipité l'intervention des forces spéciales de la police fédérale jeudi en fin de journée. Car il était devenu clair que les trois hommes s'apprêtaient à passer à l'action à grande échelle. "On a évité un Charlie Hebdo à la belge " confiait hier soir un policier. Mais le parquet n'a pas précisé quelles auraient été les cibles.

Deux morts, une première arrestation

Les premières interventions ont débuté à peu près en même temps, peu avant 18h. La plus spectaculaire s'est déroulée à Verviers, une ville de 55.000 habitants située entre Liège et la frontière allemande. Dans le quartier de la gare, les hommes des forces spéciales de la Police fédérale ont tenté d'arrêter trois individus, qui ont riposté, de longues minutes durant, à l'aide de pistolets mitrailleurs et d'armes de poing. Deux d'entre eux ont trouvé la mort ; blessé, le troisième a été arrêté. En soirée, des perquisitions dans une maison voisine ont permis d'y découvrir quatre kalachnikovs, ainsi que des produits chimiques permettant de confectionner des bombes, et des uniformes de policiers belges.

Pendant ce temps, les opérations se déroulaient plus calmement à Bruxelles et dans la périphérie de la capitale, notamment près de l'aéroport de Saventhem. Une dizaine  de perquisitions ont mis au jour des caches d'armes et d'explosifs ; plusieurs individus revenus très récemment d'Irak et de Syrie ont été interpellés. 

Les interventions ont pris fin vers 2h du matin.

"La peur doit changer de camp"

Cette opération "démontre la détermination du gouvernement belge à combattre ceux qui veulent semer la terreur. La peur doit changer de camp", a déclaré le Premier ministre belge Charles Michel, cité par son porte-parole. L’Organe de coordination pour l’analyse de la menace a relevé à trois sur quatre le niveau d’alerte pour la police. Mais est maintenu à deux pour le rester de la population. Aucun lien avec les attentats de Paris n’a été établi. L’enquête belge à l'origine de cette opération aurait débuté il y a deux semaines. 

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