Migrants : l'ONG allemande Sea-Watch déterminée à poursuivre ses opérations de sauvetage en Méditerranée

Ruben Neugebauer, l\'un des responsables de l\'ONG allemande Sea-Watch, prend la parole lors d\'une conférence de presse à Berlin (Allemagne), le 2 juillet 2019.
Ruben Neugebauer, l'un des responsables de l'ONG allemande Sea-Watch, prend la parole lors d'une conférence de presse à Berlin (Allemagne), le 2 juillet 2019. (CHRISTOPH SOEDER / DPA / AFP)

Ses responsables ont tenu une conférence de presse après l'arrestation en Italie de la capitaine du navire "Sea-Watch 3", Carola Rackete.

L'ONG allemande Sea-Watch s'est dite, mardi 2 juillet, déterminée à poursuivre ses opérations de sauvetage de migrants en Méditerranée "si nécessaire avec un nouveau navire", après l'arrestation en Italie de la capitaine du navire humanitaire Sea-Watch 3, Carola Rackete.

"Nous allons continuer de faire respecter les droits de l'homme en Méditerranée et surveiller de près l'Union européenne, si nécessaire avec un nouveau navire si notre navire (le Sea-Watch 3) reste sous séquestre", a assuré Ruben Neugebauer, l'un des responsables de l'organisation, lors d'une conférence de presse à Berlin (Allemagne), mardi 2 juillet.

Il intervenait alors que l'Allemande de 31 ans, placée aux arrêts domiciliaires sur l'île italienne de Lampedusa, attendait mardi une décision de la justice italienne sur la validité de son arrestation après avoir été entendue lundi par une magistrate à Agrigente (Sicile).

"L'appui financier pour continuer à travailler"

Sea-Watch et d'autres organisations ont récolté "plus d'un million" d'euros de dons grâce à plusieurs collectes en ligne, pour couvrir notamment les frais de justice de sa capitaine Carola Rackete. L'ONG a maintenant "l'appui financier nécessaire pour continuer à travailler", a souligné Ruben Neugebauer.

La jeune femme avait été arrêtée samedi pour "résistance à un navire de guerre", pour avoir accosté de force à Lampedusa, obligeant une vedette de la police à s'éloigner pour ne pas être écrasée contre le quai. Elle risque pour cela jusqu'à dix ans de prison. Elle fait également l'objet d'une enquête pour aide à l'immigration clandestine et pour avoir forcé mercredi le blocus des eaux territoriales italiennes.

Le navire humanitaire avait été placé sous séquestre et les 40 migrants qu'il avait secourus 17 jours plus tôt au large de la Libye, débarqués. Carola Rackete, originaire des bords de la mer Baltique, a reçu de nombreux soutiens en Europe et notamment dans son pays natal, où seront organisés samedi des rassemblements de solidarité dans plusieurs villes, dont Berlin et Hambourg.

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