"C'est un très grand soulagement pour nous, et surtout à bord", indique SOS Méditerranée après l'autorisation de débarquer 180 migrants secourus en Méditerranée

Un travailleur de la santé italien donne des bracelets numérotés aux migrants sauvés en mer sur le navire de sauvetage \"Ocean Viking\", exploité par l\'ONG française SOS Méditerranée, en Méditerranée le 5 juillet 2020.
Un travailleur de la santé italien donne des bracelets numérotés aux migrants sauvés en mer sur le navire de sauvetage "Ocean Viking", exploité par l'ONG française SOS Méditerranée, en Méditerranée le 5 juillet 2020. (SHAHZAD ABDUL / AFP)

Sophie Beau, co-fondatrice et directrice générale de SOS Méditerranée, réagit dimanche sur franceinfo aux 180 migrants secourus en Méditerranée par l'"Ocean Viking" finalement autorisés à débarquer en Sicile lundi, dans le port de Porto Empedocle.

"C'est un très grand soulagement pour nous, et surtout à bord pour tous ces rescapés qui étaient en attente, dans des conditions terribles, comme on a pu le décrire ces derniers jours", déclare dimanche 5 juillet sur franceinfo Sophie Beau, co-fondatrice et directrice générale de SOS Méditerranée, alors que les 180 migrants secourus en Méditerranée par l'"Ocean Viking" ont été autorisés à débarquer en Sicile lundi, dans le port de Porto Empedocle.

"Nous attendons les instructions très précises qui sont envoyées sur la passerelle du navire. Pour l'instant, la seule confirmation, c'est de nous diriger vers le port de Porto Empedocle, on ne sait pas encore si le transfert aura lieu vers un bateau ou directement à terre", décrit Sophie Beau, alors que courent des rumeurs de placement en quarantaine sur un autre bateau dans le port sicilien.

''L'évaluation médicale qui a été menée à bord a pu jouer en ce sens''

SOS Méditerranée a dû décréter, pour la première fois, l'état d'urgence sanitaire à bord. "Je pense que la situation qui a été évaluée hier par l'équipe médicale a pu contribuer à faire prendre conscience des grands dangers qu'il y avait à bord. On n'a pas du tout les dessous de cette décision. Il fallait de toute façon trouver un dénouement pour cette situation d'urgence à bord du bateau, ça ne pouvait pas durer. L'évaluation médicale qui a été menée à bord, qui confirmait notre évaluation à nous, a pu jouer en ce sens", explique-t-elle. "Ca a été long, poursuit-elle. Cela a duré 48 heures en état d'urgence, sans aucune instruction de débarquer. Pour nous, les rumeurs dans les médias ne suffisent pas, pour pouvoir annoncer un débarquement aux rescapés à bord, il fallait absolument recevoir cette instruction de manière officielle par les autorités.''

C'est enfin fait. Les rescapés sont informés, soulagés. Cette partie de nerfs s'achève demain pour le mieux, je l'espère, dans le port de Porto Empedocle.Sophie Beauà franceinfo

"La première réaction qu'on nous rapporte du bateau, c'est un grand soulagement, de la joie, des chants, des pleurs, beaucoup d'émotions positives après toutes ces journées d'attente interminables, de stress et d'absence totale de perspectives. Il va falloir les préparer aux prochaines étapes, que nous ne connaissons pas encore. Ce matin, une équipe médicale italienne est montée à bord de l'"Ocean Viking" et a fait des tests Covid-19", conclut-elle.

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