VIDEO. Robert Ménard est un "petit con", lâche Guy Bedos

L'humoriste a vivement critiqué le maire de Béziers, soutenu par le Front national.

Guy Bedos ne mâche pas ses mots contre Robert Ménard. A ses yeux, le maire de Béziers (Hérault), soutenu par le Front national, est un "petit con", a lâché l'humoriste, samedi 12 septembre, sur le plateau de "On n'est pas couché" sur France 2. Guy Bedos était interrogé sur la une du journal municipal de Béziers, qui montre ce mois-ci des migrants montant dans un train, avec deux inscriptions ajoutées par ordinateur : "Béziers 3 865 km""Scolarité gratuite, hébergements et allocations pour toutes", et ce gros titre : "Ils arrivent !"

"Robert Ménard, je l'ai connu à une époque... Il est même venu chez moi. Je crois même que je l'ai nourri... Et puis ça s'est arrêté. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai moins envie de le voir ces temps-ci", a raconté, ironique, l'humoriste, avant de le traiter de "petit con".

"Un traître"

En septembre 2013, quelques mois avant que l'ancien président de Reporters sans frontières ne soit élu maire de Béziers avec le soutien du FN, Guy Bedos l'avait déjà qualifié de "traître". "Robert Ménard était une personne fréquentable. Par pur carriérisme politique et intérêts personnels, il a par la suite rejoint les rangs frontistes", avait-il déploré dans une tribune publiée sur le Huffington Post.

Cette fois, l'insulte proférée sur le plateau de "On n'est pas couché" pourrait valoir à Guy Bedos un nouveau procès, si Robert Ménard décidait de l'attaquer. Le 7 septembre, le parquet de Nancy a déjà requis une amende à l'encontre de l'humoriste, qui avait traîté l'eurodéputée Nadine Morano de "connasse" durant l'un de ses spectacles. "L'humour est la politesse du désespoir", avait-il plaidé à la barre, le jour du procès.

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