VIDEO. Paris : où seront relogés les migrants évacués du camp de la Chapelle ?

APTN

Sur les quelque 350 personnes évacuées, la ville de Paris devait loger dans des hôtels 74 personnes, dont les mineurs présents sur le camp. 

L'évacuation du campement de la Chapelle, à Paris, où plus de 350 migrants étaient installés sous le métro aérien, s'est déroulée mardi 2 juin. "Des solutions sont mobilisées pour toutes les personnes recensées dans ce campement, que ce soit des places en centre d'accueil pour demandeurs d'asile ou des places en centre d'hébergement", a indiqué Bruno Morel, directeur général d'Emmaüs.

La ville de Paris devait loger dans des hôtels 74 personnes, dont les mineurs présents sur le camp. "On suivra le dossier", a poursuivi Bruno Morel, "il ne faut pas que ce genre de campement se reconstitue d'ici quelques jours".

Apparu l'été dernier entre les stations de métro Barbès et La Chapelle, le campement avait brusquement grossi au mois d'avril, dans le sillage, selon les associations, des arrivées de migrants sur les côtes italiennes au printemps.

Des solutions provisoires 

Échoués dans ce quartier populaire du nord de Paris, après un parcours souvent chaotique, ces hommes seuls pour la plupart, mais aussi des familles avec enfants, survivaient dans des conditions d'hygiène très dégradées. Ils ont été rassemblés dans le calme en attendant de monter dans une dizaine de cars, chargés de les emmener vers des centres d'hébergement de la région parisienne, a constaté une journaliste de l'AFP.

"On est inquiets, on nous dit qu'on va les héberger pendant quelques jours mais on ne sait pas du tout ce que ça va donner, d'autant plus que certains sont en situation irrégulière", a témoigné à l'AFP Christiane, une retraitée du quartier.

"Ça se passe dans le calme", a commenté sur place Pascal Julien, conseiller EELV de Paris dans le 18e. "Le point négatif est que les solutions ne sont pas sérieuses", a-t-il poursuivi, expliquant que certains migrants seraient hébergés à la "Boulangerie", une ancienne caserne parisienne, une solution de "court terme", selon lui.

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