VIDEO. "Il faut que tous les pays européens prennent leur part de l'accueil des réfugiés", demande le secrétaire d'État français chargé des Affaires européennes

FRANCEINTER / RADIOFRANCE

Imposer la charge de l'accueil des migrants au pays le plus proche n'est pas gérable, soutient Clément Beaune qui demande une répartition des réfugiés dans chacun des pays membres de l'Union.

"Il faut que tous les pays européens prennent leur part de l'accueil des réfugiés", a demandé jeudi 17 septembre sur France Inter Clément Beaune, secrétaire d'État chargé des Affaires européennes. "Nous faisons un effort tout à fait comparable à l'Allemagne", a assuré Clément Beaune alors que la France va accueillir une centaine de mineurs isolés de Lesbos (Grèce). Dix pays de l'UE, dont la France et l'Allemagne, se sont engagés à accueillir 400 migrants mineurs non accompagnés, évacués de l'île après l'incendie. L'Allemagne a annoncé qu'elle allait accueillir en plus 1 500 migrants actuellement sur les îles grecques. 

La centaine de mineurs isolés qui vont être accueillis par la France" est un supplément que nous sommes prêts à faire en réponse à la demande grecque pour les mineurs de Lesbos du camp de Moria", a précisé Clément Beaune. "Je rappelle aussi que, depuis le début de l'année, à trois reprises, la Grèce a sollicité notre solidarité et nous avons été présents".

Au total, ce sont près de 1 000 personnes, mineurs notamment, qui, des îles grecques vers la France, parce qu'elles ont le droit à l'asile, seront accueillies par la France. 

Clément Beaune, secrétaire d'État chargé des Affaires européennes

à franceinfo

"Nous sommes avec l'Allemagne, le pays qui, depuis 2018, dans ces cas d'urgence, a le plus accueilli de personnes en détresse, c'est l'honneur de la France", a également déclaré le secrétaire d'Etat chargé des Affaires européennes.

Le règlement de Dublin "n'est plus acceptable"

"Il faut maintenant un mécanisme permanent" européen, a souhaité Clément Beaune. Selon lui, les accords "ne marchent pas". Le règlement de Dublin, actuellement en vigueur, implique que "le pays le plus proche prendrait toute la charge d'accueil", a rappelé le secrétaire d'État. "Ce n'est pas acceptable" car cela revient à placer une grande partie de cette charge d'accueil sur l'Italie et la Grèce. "Il faut que le pays d'accueil reçoive les gens qui débarquent parce que c'est le plus urgent" et qu'ensuite, les réfugiés soient répartis entre tous les pays européens, a estimé Clément Beaune.  

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