VIDEO. Migrants : "L'Europe a pris ses responsabilités", assure Hollande

FRANCE 2 et FRANCE 3

Le président français a réagi, mardi, devant les journalistes depuis Londres.

"L'Europe a pris ses responsabilités" envers les réfugiés, a déclaré, mardi 22 septembre, le président François Hollande, en référence à l'accord des ministres de l'Intérieur de l'Union européenne pour la répartition de 120 000 réfugiés.

"Elle (l'Europe) a été capable d'accueillir, mais avec des conditions et avec des règles, et c'est ce que demandait la France", a-t-il expliqué, lors d'une visite à Londres où il doit rencontrer le Premier ministre David Cameron dans la soirée. "L'accord permet d'avoir enfin ces centres d'information et surtout d'inscription des réfugiés", a-t-il ajouté.

La France, elle, avait déjà pris ses engagements

Pressés par l'urgence, les ministres de l'Intérieur de l'UE ont adopté, mardi, au forceps la répartition de 120 000 réfugiés, au prix d'une fracture avec plusieurs pays de l'Est toujours hostiles à ce mécanisme de solidarité entre Européens.

"La France, elle, avait déjà pris ses engagements. J'avais moi-même annoncé que nous en accueillerions 24 000. Là, tous les pays doivent respecter les engagements qui ont été pris. Certains n'ont pas voté mais la règle, c'est la majorité qualifiée. C'est-à-dire que même ceux qui ont voté contre devront appliquer l'accord qui est intervenu", a souligné le président français.

Nouvelle réunion mercredi

La réunion ministérielle de Bruxelles sera suivie, mercredi, d'un sommet extraordinaire des chefs d'Etat ou de gouvernement centré sur l'aide à apporter aux pays tiers pour endiguer le flux de demandeurs d'asile.

"C'est très important que demain l'Europe consacre des moyens financiers et fasse en sorte que nous puissions agir et vite. 120 000 personnes pour un continent qui compte 450 millions d'habitants et on n'en serait pas capable ? On va montrer qu'on est capable de faire cet accueil et en même temps d'avoir des règles qui puissent être respectées, ça s'appelle la responsabilité, ça s'appelle la solidarité", a conclu le président français.

 

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