Turquie : l'Union européenne dénonce le chantage aux migrants d'Ankara

Les ministres de l\'Intérieur et les ministres de la Justice de l\'Union européenne réunis à Bruxelles, la capitale belge, le 4 mars 2020.
Les ministres de l'Intérieur et les ministres de la Justice de l'Union européenne réunis à Bruxelles, la capitale belge, le 4 mars 2020. (DURSUN AYDEMIR / ANADOLU AGENCY / AFP)

L'UE, dans une déclaration de ses ministres de l'Intérieur publiée mercredi, "rejette fermement l'usage par la Turquie de la pression migratoire à des fins politiques".

L'Union européenn (UE) "rejette fermement l'usage par la Turquie de la pression migratoire à des fins politiques". Cette déclaration figure dans une déclaration de ses ministres de l'intérieur. Elle a été publiée, mercredi 4 mars, à l'issue d'une réunion d'urgence à Bruxelles. Les 27 appellent également la Turquie "à mettre totalement en oeuvre les dispositions de l'accord" de 2016 conclu avec l'UE à la suite de la crise migratoire de 2015.

Pour tenter d'obtenir le soutien des Occidentaux dans son conflit avec la Syrie, Ankara a ouvert ses frontières aux migrants qui se trouvent sur son territoire. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a affirmé, mercredi, que l'Europe devait appuyer les initiatives turques visant à régler le conflit en Syrie si elle voulait mettre un terme à la crise migratoire.

La Turquie se défend de tout chantage

Pour les Européens, qui ont renouvelé leur soutien à la Grèce, "la situation aux frontières extérieures de l'EU n'est pas acceptable". Ils ajoutent que le franchissement illégal des frontières "ne sera pas toléré". L'Union et ses Etats membres prendront "toutes les mesures nécessaires", avertissent les ministres, et ce "dans le respect du droit de l'UE et international". Ils répondent ainsi implicitement aux critiques de l'ONU et des ONG qui ont critiqué notamment la suspension des demandes d'asile décidée par Athènes.

En réponse aux critiques de responsables européens plus tôt dans la journée, le porte-parole du président Erdogan avait rejeté les accusations de "chantage". "Nous n'avons jamais considéré les réfugiés comme un moyen de chantage politique", a-t-il assuré lors d'une conférence de presse à Ankara.

Vous êtes à nouveau en ligne