Réfugiés : le pari de l'intégration par le travail

FRANCE 3

À Oloron-Sainte-Marie (Pyrénées-Atlantiques), un collectif de bénévoles s'est lancé le défi d'intégrer au mieux les réfugiés en leur donnant l'opportunité de travailler avec l'aide de Pôle Emploi ou des agences d'intérim. Une collaboration qui commence à porter ses fruits. 

Ahmed a fui le Soudan en 2015. Après un long périple et huit mois passés à Calais (Pas-de-Calais), il arrive à Oloron-Sainte-Marie (Pyrénées-Atlantiques) en octobre 2016. Auourd'hui, il a le statut de réfugié et il enchaîne les CDD depuis neuf mois dans une entreprise de BTP. "Ça fait plaisir de voir qu'il y en a encore de nos jours qui ont envie et ça donne envie de les aider", confie Alain Crescent, le chef de chantier. Ahmed est l'un des réfugiés pris en charge par un collectif de bénévoles qui s'est donné la mission d'aider à l'intégration par le travail. Ils aident notamment les migrants à surmonter la barrière de la langue en donnant des cours toutes les semaines, qu'ils aient ou non le statut de réfugié.

Un tiers des étrangers seulement ont un travail

Khalil est Kurde-Syrien. Arrivé à Oloron il y a un an avec sa femme et ses deux enfants, il va bientôt obtenir le statut de réfugié. En attendant, il travaille dans une entreprise d'insertion. Un CDD de six mois qui vient d'être renouvellé à mi-temps pour lui permettre aussi de suivre des cours de français. "Une personne responsable doit travailler pour subvenir aux besoins de sa famille et ne doit pas attendre l'aide des autres", confie-t-il. "Les gens qui ont vécu des choses difficiles, ils saisissent leur chance. Ils ont la niaque", témoigne Romari Janot, encadrant technique d'insertion qui accompagne le père de famille. Selon l'OCDE, après cinq ans de séjour en France, un tiers seulement des étrangers a un travail. Faire mentir cette statistique, voilà le défi que veut relever le collectif d'Oloron.

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