Réfugiés : la Hongrie va organiser un référendum sur le plan européen de relocalisation

Des migrants franchissent la frontière hongroise, le 16 ocotbre 2015 à Zakany.
Des migrants franchissent la frontière hongroise, le 16 ocotbre 2015 à Zakany. (ARPAD KURUCZ / ANADOLU AGENCY / AFP)

Opposé au texte, le gouvernement va faire voter les Hongrois le 2 octobre. Budapest estime que ces quotas obligatoires de répartition de migrants, adoptés en septembre dernier par les vingt-huit, violent sa souveraineté.

C'est un nouveau scrutin qui devrait faire parler à Bruxelles. La Hongrie organisera, le 2 octobre, un référendum sur le plan européen de répartition des réfugiés dans les pays membres de l'UE, a annoncé, mardi 5 juillet, la présidence. Les Hongrois seront appelés à répondre à la question suivante : "Voulez-vous que l'Union européenne décrète une relocalisation obligatoire de citoyens non hongrois en Hongrie sans l'approbation du Parlement hongrois ?" 

Le Premier ministre conservateur, Viktor Orban, qui tient un discours antimigrants, avait annoncé, il y a plusieurs mois, la tenue de cette consultation contre le plan de relocalisation à travers les Etats membres de 160 000 demandeurs d'asile se trouvant en Grèce ou en Italie, portes d'entrée de l'UE.

La Hongrie dénonce une violation de sa souveraineté

Budapest estime que ces quotas obligatoires de répartition de migrants, adoptés en septembre dernier par les vingt-huit, violent sa souveraineté. Le gouvernement hongrois a commencé, début avril, sa campagne pour le "non", agitant notamment le spectre de "terroristes" cachés parmi les réfugiés.

La Commission européenne a toutefois rappelé que ce programme avait été décidé lors "d'un processus de décision sur lequel se sont accordés tous les Etats membres", et que ce plan était juridiquement contraignant. La Hongrie a porté plainte en décembre devant la justice européenne dans l'espoir de se dégager de cette obligation. En pratique, le plan de relocalisation avance à petits pas, des groupes de dizaines de réfugiés étant régulièrement transférés depuis la Grèce ou l'Italie dans les différents pays de l'UE qui se sont engagés à les accueillir.

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