Nantes : la ville s'engage à "mettre à l'abri" les migrants qui campent en centre-ville

Des tentes occupées par des réfugiés, dans le square Daviais, à Nantes (Loire-Atlantique), le 12 septembre 2018.
Des tentes occupées par des réfugiés, dans le square Daviais, à Nantes (Loire-Atlantique), le 12 septembre 2018. (ESTELLE RUIZ / NURPHOTO)

Lors d'une audience au tribunal administratif, la ville de Nantes a affirmé mercredi qu'elle allait "mettre à l'abri" dans un délai de 48 heures les migrants qui campent dans le square Daviais, . 

Ils seront "mis à l'abri" dans un délai de 48 heures : mercredi 19 septembre, la ville de Nantes (Loire-Atlantique) s'est engagée à venir en aide à environ 500 migrants, qui campaient dans un square de la ville depuis le printemps dernier, et qui doivent être évacués. Cette "mise à l'abri" n'aura qu'un caractère "exceptionnel et provisoire", a toutefois insisté l'avocat de la ville, Romain Reveau, qui a refusé de dévoiler le lieu où seront envoyés les réfugiés, selon l'AFP.

"L'évacuation a été ordonnée car il y a une solution immédiate" proposée par la ville de Nantes, a commenté, de son côté, Me Rodrigues-Devesas, qui défendait quatre associations et dix migrants. Ces derniers avaient déposé, le 14 septembre, un "référé liberté" devant le tribunal administratif de la ville, réclamant des mesures d'urgence pour la dignité des personnes installées dans ce square, qui avaient déjà fait l'objet d'une évacuation fin juillet. 

De nombreux habitants s'étaient mobilisés pour les soutenir, en créant notamment une pétition en ligne intitulée "L'appel de Nantes", réclamant des solutions d'hébergement pour ces réfugiés et la fin d'un "scandale humanitaire". Le 19 septembre, la pétition a déjà récolté près de 40 000 signatures. 

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