Migrants : Marine Le Pen appelle l'UE à "menacer" la Turquie de "sanctions"

La présidente du Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, lors d\'une conférence de presse à Nantes, le 23 janvier 2020.
La présidente du Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, lors d'une conférence de presse à Nantes, le 23 janvier 2020. (LOIC VENANCE / AFP)

La présidente du Rassemblement national a estimé que l'Union européenne manquait de fermeté envers Ankara.

Marine Le Pen a appelé l'Union européenne à "menacer" de "sanctions" le président turc, Recep Tayyip Erdogan, et Emmanuel Macron à "remettre en place nos frontières", lundi 9 mars. Selon la présidente du Rassemblement national, c'est "l'acte de guerre" d'Ankara qui a permis un afflux de migrants aux frontières grecques.

Le président turc est attendu à Bruxelles, où il doit aborder la question migratoire alors que des dizaines de milliers de migrants (notamment Syriens, Afghans, Irakiens et Maghrébins) tentent de passer la frontière entre la Turquie et la Grèce. Il avait annoncé le 29 février qu'il cessait de respecter l'accord de mars 2016 avec l'Union européenne. Ce texte prévoyait que les migrants restent en Turquie en échange d'une aide financière européenne à Ankara.

"Il va falloir faire preuve de fermeté à son égard, lui dire que forcer des migrants, de manière violente, à essayer de passer une frontière d'un pays européen est inadmissible, il faut le menacer et mettre en œuvre des sanctions si nécessaire", et "que les pays européens envoient des hommes pour aider les Grecs à tenir leurs frontières", a estimé Marine Le Pen sur RTL.

L'Union européenne dans le viseur 

Elle a critiqué la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, qui est "en train dire que ce qu'il faut, c'est payer à nouveau les Turcs, encore donner à peu près 500 millions aux Turcs qui sont en train de mener ce qui normalement s'analyse en un acte de guerre".

"On ne peut pas se comporter ainsi totalement soumis à l'égard de la Turquie (...). Si la Commission européenne définitivement est incapable de protéger les pays européens, il faut que les dirigeants européens se protègent eux-mêmes", a-t-elle insisté, en "demandant à Emmanuel Macron immédiatement de rappeler notre ambassadeur, de renvoyer l'ambassadeur turc en Turquie" et "surtout" de "remettre en place nos frontières".

Une source européenne a indiqué, jeudi à l'AFP, que la Commission européenne préparait une nouvelle aide additionnelle de 500 millions d'euros pour les réfugiés syriens en Turquie et plusieurs autres mesures afin d'apaiser les tensions avec Ankara.

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