Migrants : évacuer, et après ?

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Franceinfo vous propose de découvrir le travail de l'association d'aide aux migrants "Aurore".

"Les personnes sont accueillies ici, nous leur donnons une petite collation pour l'arrivée", explique Nicolas Hue, de l'association d'aide aux migrants "Aurore". "Ensuite, dans cet espace, nous commençons à recenser leur situation administrative, leur identité. La question administrative est vue très rapidement, en lien avec les services de l'OFI et des préfectures." S'agit-il d'un camp, ou d'un centre ? "Ici, c'est un centre. On l'appelle camp parce qu'on est en plein air, mais c'est évidemment un centre d'urgence. Les personnes ici ne sont vouées à être présentes sur le site que très peu de temps, dans le sens où ensuite, elles sont orientées vers les CES, les centres d'accueil et d'évaluation des situations. "

Leur téléphone, le seul bagage qui les suivra partout

170 personnes vont être accueillies, dans les 17 tentes, dans lesquelles ils se répartiront par dix. "Nous accueillons au maximum 170 personnes, précise Nicolas Hue. Ce que nous installons en premier lieu, c'est essentiellement les rallonges et les prises électriques pour une raison bien simple, c'est que les personnes ont un objet très important qui les suit partout : c'est le téléphone. S'il y a un seul bagage qu'ils prendront avec eux tout le temps, c'est évidemment ce téléphone, qui est le lien partout. On se rend compte aussi que c'est un lieu de stockage, c'est aussi là qu'ils ont leurs papiers". Le camp est composé de 16 blocs en dur, qui comportent chacun deux toilettes et deux douches, plus un lavabo extérieur, permettant aux migrants de retrouver un peu de dignité.

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