Migrants de Calais : la justice rejette les principales demandes des associations sur l'accès à l'eau

Un groupe de migrants proche de Calais, le 8 mars 2018. 
Un groupe de migrants proche de Calais, le 8 mars 2018.  (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

Le tribunal administratif de Lille a cependant enjoint la préfecture à installer des latrines dans un des secteurs où les migrants sont regroupés.

La justice a donné raison à la préfecture du Nord. Le tribunal administratif de Lille a rejeté, mardi 31 juillet, les principales requêtes des associations d'aide aux migrants à Calais qui réclamaient un meilleur accès aux points d'eau. Les associations critiquaient notamment une trop grande distance entre les points d'eau et les lieux de vie.

"La distance maximale entre les lieux de vie et les points d'eau est de 500 m, soit 10 minutes de marche à pied. Nous ne considérons pas que, même quand on est un exilé à Calais, "marcher dix minutes pour avoir accès à des services fondamentaux (eau, distribution des repas, accès au soin..) soit excessif", avait plaidé la préfecture à l'audience. 

Le tribunal a en revanche ordonné, sous dix jours, l'installation d'un "nouveau point d'accès aux latrines" pour "les occupants des campements du secteur Est", où vivent 50 personnes réparties dans 23 tentes. L'absence de latrines y "révèle une carence de nature à porter une atteinte grave et manifestement illégale à la dignité des personnes", d'après le tribunal.

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