Menacée d'être emprisonnée en Iran et réfugiée à Paris, la mannequin Neggzia aura droit à l'asile en France

Capture d\'écran du compte Instagram de la mannequin iranienne Negzzia, réfugiée en France.
Capture d'écran du compte Instagram de la mannequin iranienne Negzzia, réfugiée en France. (NEGZZIA / INSTAGRAM)

En raison d'une situation financière précaire, la jeune femme avait fini par dormir dans la rue.

"C'est un immense bonheur de pouvoir enfin regarder l'avenir avec plus de sérénité", a réagi l'intéressée sur son compte Instagram une fois la nouvelle officialisée. Negzzia, mannequin originaire de Téhéran arrivée à Paris après avoir été menacée d'emprisonnement en Iran, va obtenir l'asile en France, a annoncé Christophe Castaner sur Twitter dimanche 2 juin.

La jeune femme de 29 ans avait raconté son histoire dans les colonnes du Parisien. Devenue modèle après avoir été photographe, elle avait bravé l'interdit religieux en posan nue pour quelques clichés réalisés dans son pays. Elle racontait au quotidien avoir été dénoncée aux autorités par un confrère qui avait tenté de la violer.

Elle avait fini par dormir dans la rue

Menacée de prison et de coups de fouet, la jeune femme qui tient à ne pas rendre publique sa réelle identité avait alors pris la route pour Paris, où elle avait demandé l'asile en novembre dernier. En raison d'une situation financière précaire, elle s'était toutefois retrouvée à dormir dans la rue. 

"L'asile lui sera naturellement proposé. L'Ofpra me l'a confirmé", a donc officialisé dimanche le ministre de l'Intérieur sur Twitter. Christophe Castaner a en outre assuré que les services de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides étaient en contact avec la jeune femme et que son dossier était étudié avec "l'attention bienveillante due à sa situation".

Cette déclaration a été louée, mais également critiquée sur le réseau social. Des militants engagés aux côtés des réfugiés ont en effet souligné que l'asile était un "droit", et non une "faveur", ou encore que de nombreux demandeurs d'asile étaient dans des situations similaires à celle de la mannequin iranienne.

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