L'Equateur ouvre un "corridor humanitaire" pour les migrants vénézuéliens vers le Pérou

Des réfugiés vénézuéliens attendent leur car à la frontière brésilienne, le 10 août 2018.
Des réfugiés vénézuéliens attendent leur car à la frontière brésilienne, le 10 août 2018. (NACHO DOCE / REUTERS)

Le Pérou s'attend à accueillir 100 000 réfugiés vénézuéliens dans les prochaines semaines.

A quelques heures d'un durcissement des conditions d'entrée au Pérou, l'Equateur a décidé, vendredi 24 août, d'ouvrir un "corridor humanitaire" pour permettre à des milliers de Vénézuéliens fuyant leur pays en crise de rejoindre par autocar la frontière péruvienne. Le pays a mis en place un service de transport gratuit pour les Vénézuéliens en provenance de Colombie qui se dirigent vers le Pérou, l'une des économies les plus dynamiques de la région.

"Trente-cinq (autocars transitent) en ce moment par le corridor humanitaire et nous allons continuer tant que ce sera possible", a déclaré le ministre équatorien de l'Intérieur, Mauro Toscanini.

Un demi-million de réfugiés

A partir de samedi, le Pérou va exiger des ressortissants vénézuéliens un passeport, alors que jusqu'à présent une simple carte d'identité suffisait. Mais obtenir un passeport au Venezuela est devenu un parcours du combattant en raison de la crise économique et de la pénurie généralisée, qui affecte aussi le papier servant à imprimer les documents officiels.

L'Equateur, qui avait annoncé vouloir faire de même, a suspendu vendredi soir l'obligation imposée par le gouvernement d'exiger un passeport aux milliers de migrants vénézuéliens se présentant à la frontière, a annoncé le Défenseur du peuple.

A bord des bus affrétés par le gouvernement équatorien, circulent donc des Vénézuéliens sans passeport. Le rythme des arrivées à la frontière péruvienne, jusqu'ici de 2 500 à 3 000 réfugiés par jour, devrait s'accélérer. Le Pérou s'attend à accueillir 100 000 réfugiés vénézuéliens dans les prochaines semaines, ce qui portera leur total à un demi-million. Le gouvernement vénézuélien, lui, assure que tous ces millions de migrants "vont revenir" grâce aux réformes économiques du président Nicolas Maduro.

Vous êtes à nouveau en ligne