Paris : le camp de migrants de la porte d'Aubervilliers évacué

Des tentes dans le camp de migrants de la porte d\'Aubervilliers, à Paris, le 7 novembre 2019.
Des tentes dans le camp de migrants de la porte d'Aubervilliers, à Paris, le 7 novembre 2019. (ANTONIN BURAT / HANS LUCAS / AFP)

Les forces de l'ordre ont commencé à intervenir, mardi, à 6 heures, dans ce campement où vivaient entre 900 et 1 800 personnes.

Une importante opération d'évacuation du campement de migrants de la porte d'Aubervilliers, dans le nord-est de Paris, a débuté mardi 28 janvier, à 6 heures. Le préfet de police Didier Lallement est sur place. Encadrés par un important dispositif policier, des migrants qui avaient planté des tentes ou monté des baraquements de fortune au bord du périphérique ont été acheminés vers des bus à destination de gymnases ou de centres d'accueil franciliens, dans une opération conjointe de la préfecture de police de Paris et de la préfecture de la région Ile-de-France.

"Tous les migrants qui le souhaitent se voient proposer une solution d’hébergement", assure sur Twitter le préfet d'Ile-de-France. Mardi, peu avant 6 heures, la préfecture police avait rendu public "un arrêté portant évacuation de campements installés irrégulièrement dans le secteur de la porte d'Aubervilliers".

La préfecture de l'Ile-de-France a annoncé que 1 436 migrants avaient été évacués du camp. Un chiffre proche de celui avancé par les associations. Plusieurs d'entre elles, comme Utopia 56, avaient estimé le nombre de migrants sur le camp entre 1 800 et 2 000 tandis que les autorités évoquaient plusieurs centaines de personnes.

Empêcher le déploiement de nouveaux camps

"La situation doit maintenant s'apaiser dans ce quartier, qui doit pouvoir retrouver une vie normale mais aussi pour les réfugiés", a déclaré Anne Hidago, maire socialiste de Paris, sur place. "Nous avons lancé un projet sur la porte de la Chapelle pour que ces territoires du nord-est parisien ne soient pas condamnés à être des lieux de campement en permanence", a ajouté l'élue qui brigue un second mandat.

La préfecture de police compte empêcher la réinstallation d'un camp dans les jours, les semaines ou les mois à venir. Pour y parvenir, elle a évoqué la mise en place d'"un dispositif de surveillance dynamique et permanent", sans davantage de détails.

Ce démantèlement intervient deux mois après le démantèlement du camp voisin de la porte de la Chapelle, lorsque 1 600 migrants avaient été évacués le 7 novembre. Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner avait promis que l'ensemble de ces campements du nord-est de Paris seraient vidés avant la fin 2019.

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