Immigration : "La France ne peut pas accueillir tout le monde si elle veut accueillir bien", déclare Emmanuel Macron

Emmanuel Macron au siège de l\'ONU à New York (Etats-Unis), le 24 septembre 2019.
Emmanuel Macron au siège de l'ONU à New York (Etats-Unis), le 24 septembre 2019. (LUDOVIC MARIN / AFP)

Le président de la République s'est exprimé depuis New York, quelques jours avant un débat sur l'immigration programmé à l'Assemblée nationale (30 septembre) et au Sénat (2 octobre).

Dans quelques jours se tiendra un débat sur l'immigration à l'Assemblée nationale et au Sénat. "La France ne peut pas accueillir tout le monde si elle veut accueillir bien", a défendu Emmanuel Macron mercredi 25 septembre sur Europe 1. Le chef de l'Etat plaide dans cet entretien pour des comportements "humains et efficaces" et pour "sortir de certaines postures dans lesquelles nous sommes enfermés", entre "bonne conscience" et "faux durs""Pour continuer à accueillir tout le monde dignement, on ne doit pas être un pays trop attractif", ajoute-t-il.

Quant à l'aide médicale d'Etat (AME) aux immigrés, il souhaite "évaluer" son "panier de soins", s'interrogeant sur la possibilité d'"excès", tout en jugeant que la supprimer serait "ridicule". "Ce serait une erreur de dire que la question migratoire est une question taboue ou que, en quelque sorte, on ne pourrait la poser que quand il y a des crises", dit-il, soulignant que "la France est un pays de migration de tout temps" et souhaitant aborder ce débat de manière "extrêmement apaisée".

"L'asile à ceux qui ont besoin de notre protection"

Emmanuel Macron décline aussi les axes de la politique à suivre selon lui, d'abord "le plus rapidement possible donner l'asile à ceux qui ont besoin de notre protection". Ensuite, "intégrer beaucoup plus efficacement ceux qui ont droit à l'asile : plus de cours de français, une politique de l'emploi plus forte". "Et ensuite on doit reconduire beaucoup plus efficacement les personnes qui n'ont pas vocation à rester sur le territoire parce qu'elles y sont entrées illégalement", continue le président de la République, qui dit ne pas vouloir "ajouter la misère à la misère".

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