« Il devrait n’y avoir personne dehors, c’est tout. Migrants, pas migrant. Français, pas français. » Christian, SDF

Brut est parti à la rencontre de Christian, sans domicile fixe dans les rues de Paris. L’occasion, pour lui de rappeler qu’il n’y a pas de hiérarchie dans la rue.

Christian a 44 ans. Il a travaillé 20 ans dans la restauration. Aujourd’hui il vit dans la rue avec un sac qu’il considère comme sa maison, de la salle de bain, à la chambre à coucher en passant par le bureau.

Présent sur les réseaux sociaux, il tweete pour témoigner de son quotidien. Selon Christian, « le premier danger de la rue c’est l’isolement » ainsi les réseaux sociaux lui permette de garder un lien avec le monde. Avec internet, il explique avoir « toute la planète avec lui. »

« Nous on fait pas de hiérarchie dans la misère »

Avec l’arrivée massive de migrants depuis quelques années, le débat sur la place des migrants face à la situation des sans domiciles fixes français a explosé. En témoigne le tweet de Marine Le Pen, le 16 janvier dernier : « L’idée d’accueillir de manière inconséquente des milliers de migrants pour laisser des SDF français dans la rue me révulse ! ».

Pourtant, pour Christian, le débat est inutile.

« Dans la rue, on a un principe, c’est que nous on fait pas de hiérarchie dans la misère. Une mec qui est à la rue à besoin d’aide. Un sans-abri a besoin d’aide. Après on ne va pas chercher à savoir si il est Bolivien, s’il est Sud-africain, s’il est Allemand ou s’il est Suisse. A la base il faut l’aider. La logique est de l’action sociale, en ce moment c’est pas du tout ça », insiste-t-il.

Pour Christian, il n’y a aucune différence entre les vies françaises et les vies étrangères.

« Il devrait n’y avoir personne dehors, c’est tout. Migrants, pas migrant, français pas français, on s’en fout. »

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