Grèce : un centre d'accueil pour réfugiés incendié à Lesbos

Le camps de migrants Moria à Lesbos, en Grèce, le 5 mars 2020. 
Le camps de migrants Moria à Lesbos, en Grèce, le 5 mars 2020.  (AYHAN MEHMET / ANADOLU AGENCY / AFP)

Des habitants de l'île et des membres de l'extrême droite grecque ont récemment protesté contre l'arrivée à Lesbos de plus de 1 700 migrants. 

Un centre d'accueil pour réfugiés sur l'île grecque de Lesbos, où est arrivée récemment une nouvelle vague de demandeurs d'asile, a été incendié samedi 7 mars. Le bâtiment géré par l'ONG suisse One Happy Family "a été sérieusement endommagé, nous ne pouvons en dire davantage pour le moment", a indiqué une source au sein de l'ONG, qui n'a pas fait état de victimes.

Des habitants de l'île et des membres de l'extrême droite grecque ont récemment protesté contre l'arrivée à Lesbos de plus de 1 700 migrants et réfugiés venus de Turquie, qui sont venus s'ajouter aux quelque 38 000 déjà entassés dans des camps surpeuplés.

Deux nouveaux camps de rétention construits sur le continent

Dans un contexte marqué ces dernières semaines par l'opposition de la population locale à la mise en place de camps de rétention supplémentaires sur l'île, le nouvel afflux de canots chargés de migrants avait suscité une explosion de colère à l'encontre des travailleurs humanitaires et des journalistes en particulier.

En mer Egée, des garde-côtes grecs ont violemment repoussé une embarcation de migrants désirant rejoindre la Grèce. Jusqu’à tirer des coups de feu en guise de sommation.

Samedi, le ministère grec des Migrations a annoncé que deux nouveaux camps provisoires allaient être construits sur le continent, à Serres (nord) et dans la région d'Athènes, avec une capacité d'accueil de mille places. Des habitants de la région de Serres ont manifesté cette semaine pour refuser cette installation.

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