En deux graphiques, l'accélération du flot de réfugiés en Grèce

Une mère syrienne embrasse ses enfants à son arrivée sur une plage de l\'île grecque de Kos, le 18 août 2015.
Une mère syrienne embrasse ses enfants à son arrivée sur une plage de l'île grecque de Kos, le 18 août 2015. (KONSTANTINOS TSAKALIDIS / SOOC / AFP)

L'île de Kos, en particulier, voit affluer des Syriens fuyant la guerre.

Quelque 124 000 réfugiés et migrants sont arrivés en Grèce entre le 1er janvier et le 31 juillet 2015. Il s'agit d'une augmentation de plus de 750% par rapport à la même période en 2014, selon les chiffres du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), qui parle d'"urgence humanitaire". Francetv info vous propose deux graphiques pour mieux visualiser cette hausse.

1 Une accélération depuis le début de l'année

La Grèce a vu arriver, par terre et par mer, un flot important de migrants et de réfugiés depuis avril-mai et plus encore en juin-juillet. L'été est évidemment la saison pendant laquelle les conditions météo sont les plus favorables, notamment pour les traversées en bateau.

Sur la seule île de Kos, qui n'est séparée de la Turquie que par un bras de mer de quatre kilomètres de large, il y aurait actuellement 7 000 migrants pour 30 000 habitants et les structures d'accueil sont évidemment débordées. Si les Syriens représentaient 63% de toutes les arrivées depuis le début de l'année, la proportion a atteint 70% en juillet. Les autres viennent notamment d'Irak ou d'Afghanistan, où sévissent aussi, rappelle le HCR, "des conflits ou des violations des droits de l'homme".

2 Une accélération depuis trois ans

Les chiffres du HCR montrent une démultiplication des arrivées depuis trois ans. Les tentatives de barrer la route aux migrants et aux réfugiés par voie terrestre, le long de la frontière entre la Turquie et la Grèce, ont surtout abouti à favoriser la voie maritime. D'autant plus que les îles grecques du Dodécanèse (Kos, Samos…) sont toutes proches de la Turquie. C'est cette voie que semblent privilégier les familles syriennes fuyant leur pays dévasté.

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