Les migrants ont évacué la caserne qu'ils occupaient à Paris

Devant une caserne désaffectée, à Paris, le 11 juin 2015.
Devant une caserne désaffectée, à Paris, le 11 juin 2015. (GEOFFROY VAN DER HASSELT / ANADOLU AGENCY / AFP)

Les 150 à 200 personnes, dont une petite centaine de migrants, qui occupaient depuis la fin d'après-midi une caserne désaffectée à Paris ont quitté les lieux peu après 23 heures pour regagner des centres d'hébergement.

L'association du Bois Dormoy avait prévenu : elle ne pouvait assurer l'accueil des migrants, au-delà du jeudi 11 juin. Ils ont donc dû quitter l'endroit pour rejoindre une caserne désaffectée avant de l'évacuer dans la nuit.

L'association avait adressé un "ultimatum" aux pouvoirs publics, alors qu'environ 170 personnes ont dormi dans son jardin partagé, la nuit dernière. La ville de Paris assurait avoir libéré une soixantaine de places, soit en centre d'accueil pour demandeurs d'asile, soit en hébergement d'urgence pour les migrants "en transit". Mais le compte n'y était pas, selon les associations et élus de gauche.

Confusion

Alors que le jardin du Bois Dormoy devait fermer ses portes, jeudi, en fin d'après-midi, la situation a dégénéré, entre des membres du PCF, qui avaient convaincu une cinquantaine de migrants d'accepter la proposition d'hébergement de la mairie, et d'autres activistes, qui refusaient que les migrants soient séparés.

Environ 300 personnes, dont environ une centaine de migrants, ont finalement quitté le jardin associatif, pour s'installer dans une caserne de pompiers désaffectée à quelques centaines de mètres de là. Ils ont investi vers 18h30 la caserne Château-Landon, bâtiment de quatre étage, situé près de la Gare du Nord (10e arrondissement) et désormais utilisé par l'Armée du Salut pour distribuer des repas.

Mais les 150 à 200 personnes, dont une petite centaine de migrants, qui occupaient la caserne ont finalement quitté les lieux peu après 23 heures pour regagner des centres d'hébergement. Après quelques heures de négociations, les migrants ont accepté la proposition des responsables de la mairie de Paris de loger pour la nuit 110 personnes dans quatre sites, un à Nanterre (Hauts-de-Seine) et trois dans le centre de Paris. Ils sont sortis du bâtiment pour gagner deux bus de police qui devaient ensuite les acheminer vers les centres d'hébergement.

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