Démantèlement de "la jungle" de Calais : la Belgique prend des mesures pour éviter l'installation d'un camp de migrants

Des migrants quittent \"la jungle\" de Calais pendant l\'évacuation du camps, le 25 octobre 2016.
Des migrants quittent "la jungle" de Calais pendant l'évacuation du camps, le 25 octobre 2016. (DENIS CHARLET / AFP)

Après le démantèlement du camp de migrants à Calais, la Belgique craint que des centaines de personnes passent la frontière pour tenter de rejoindre l'Angleterre depuis Zeebruges.

Dès l'annonce du démantèlement de "la jungle" de Calais par la France, la Belgique a pris des mesures pour éviter que des centaines de personnes ne passent la frontière. Le pays craint que des migrants tentent de rejoint l'Angleterre depuis la ville de Zeebruges. 

Seuls quatre migrants ont été interceptés

Les autorités ont déployé cent vingt policiers dans les zones frontalières, notamment dans la ville de La Panne. "On fait des patrouilles, par exemple dans la forêt, les dunes, les petites rues. C'est mieux de faire des contrôles ainsi pour décourager les passeurs", explique Ine Deburchgraeve, porte-parole de la police de la côte Ouest.

Les policiers se déplacent à pied ou à cheval, et peuvent compter aussi sur un hélicoptère et un drone.

Pour le moment, sur la plage de La Panne, on croise des promeneurs avec leurs chiens, des pêcheurs, mais aucune trace de migrants. D'ailleurs, les habitants n'imaginent pas vraiment qu'un camp de migrants puisse s'installer sur la plage. "Tout est normal, tout est calme, on ne voit rien de spécial", témoigne l'un des habitants. 

Pour l'instant, seuls quatre migrants ont été interceptés par la police.