Clandestins : au cœur de la zone d'attente de Roissy

France 2

Que fait la France avec les personnes qui arrivent sur notre sol par avion et en situation irrégulière ? France 2 a pu visiter la zone d'attente de l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle (Val-d'Oise), où elles sont placées.

À quelques mètres des pistes de Roissy (Val-d'Oise), à l'abri des regards, voici ce qu'on appelle la Zapi, la zone d'attente pour passagers en instance. Un lieu privatif de liberté. Un poste de police ultrasécurisé où se retrouvent des personnes sans papiers en règle ou des demandeurs d'asile. Chaque personne qui rentre ici ne peut y rester plus de 20 jours. La plupart du temps, seul ou en famille, ils sont réacheminés dans leur pays d'origine aux frais de la compagnie aérienne qui les a transportés. Sans visa valable, cette famille va repartir à Djeddah, en Arabie saoudite.

La Croix-Rouge prend en charge les mineurs isolés

Ce centre peut héberger jusqu'à 157 personnes, mais elles ne sont actuellement que 58. Logées, nourries, elles peuvent avoir accès à un avocat, à leur consulat et à un médecin, qui doit surtout gérer le stress. La semaine dernière, ce Marocain de 22 ans a pris un vol au départ de Casablanca, direction Moscou (Russie), officiellement pour la Coupe du monde. Mais à l'escale à Paris, il demande l'asile. Si sa demande est refusée, il devra repartir. Ici, les téléphones sont interdits. C'est de ces cabines publiques que les passagers en situation irrégulière ont des contacts avec l'extérieur.

Cette femme de 35 ans en provenance d'Alger (Algérie) n'a pas de visa ; elle aussi a demandé l'asile. Il y a ici un espace encore plus sécurité : le secteur des mineurs. Ce Vietnamien de 17 ans est arrivé seul en France. La Croix-Rouge, qui gère ce lieu, doit parfois faire face à des situations très délicates. Des enfants abandonnés ou enlevés par des réseaux organisés qui se font passer pour des familles. En visite dans la zone, le sénateur socialiste Xavier Iacovelli vient de déposer un amendement pour que ces mineurs isolés ne soient plus pris en charge par la police, mais par l'aide sociale à l'enfance.

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