Camp de réfugiés à Paris : les riverains s'inquiètent d'une nouvelle "couche de problèmes"

D\'ici fin septembre, ce hangar comprendra des chambres, des sanitaires, un pôle santé ou encore une buanderie pour les réfugiés
D'ici fin septembre, ce hangar comprendra des chambres, des sanitaires, un pôle santé ou encore une buanderie pour les réfugiés (RADIO FRANCE / Gaële Joly)

La mairie de Paris dévoilera ce mardi l'adresse du nouveau camp de réfugiés qui ouvrira ses portes fin septembre dans le nord de Paris, près de la porte de la Chapelle. Une décision qui est loin de faire l'unanimité.

Quatre-vingt. C'est le nombre de migrants qui seront accueillis quotidiennement dans ce centre que franceinfo a visité en exclusivité. Un accueil limité. Au bout de cinq jours, ils poursuivront leurs démarches pour obtenir une demande d'asile dans un centre d'accueil et d'orientation. Le chef de file parisien du FN, Wallerand de Saint-Just, n'y croit pas : "Ces clandestins sont dans une telle situation que s'ils trouvent un endroit, ils s'y installeront. Ils s'installeront aussi autour. Ça risque de devenir comme la Jungle de Calais…."

"Il faut qu'il y ait une exigence d'efficacité"Pierre-Yves Bournazel

Pierre-Yves Bournazel, conseiller Les Républicains du XVIIIe, est beaucoup plus modéré. Pour lui, le camp c'est la moins mauvaise des solutions, à condition que ça soit efficace : "Il faut qu'il y ait une exigence d'efficacité. Conduire très vite vers le droit d'asile et accélérer les procédures pour ceux qui pourront en bénéficier et accélérer les reconduites à la frontières de celles et ceux qui sont illégaux afin de ne pas aggraver la situation…"

Les nuisances, c'est la crainte d'Olivier Ansart, président d'une association de riverains. Il a surtout peur que le campement décourage les futurs investissements: "On remet une couche de problèmes et on risque de remettre en cause des projets d'aménagement qui allaient dans le bon sens…"

On a déjà les drogués, les prostitués... Non, c'est nonRiverains du futur camp de réfugiés

Mais si l'association d'Olivier Ansart réclame un réel échange et une réelle concertation avant l'ouverture du camp, d'autres riverains sont plus catégoriques et refusent tout ouverture d'un camp à des personnes qu'ils traitent de "racailles..."

"On a les drogués, les prostitués, un camp de migrants en plus. Non, c'est non. Ça va être de la racaille. C'est amener de la misère sur de la misère…." - reportage Sylvie Charbonnier
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