Migrants : qui pour accueillir les rescapés de l'"Aquarius" ?

FRANCE 2

Alors que l'"Aquarius" est bloqué entre Malte et l'Italie, qui refusent d'accueillir les 141 migrants qui se trouvent à bord, le port de Sète (Hérault) se dit prêt à recevoir le bateau. Mais rien ne peut être fait sans l'accord de l'État.

Le président du port de Sète (Hérault) s'est déclaré favorable à l'accueil des 141 migrants rescapés à bord de l'Aquarius. Dans les rues de la ville, la proposition est diversement appréciée. La ville ne peut accueillir l'Aquarius sans l'aval de l'État français. Depuis un accord international de 1982, les États sont seuls souverains pour décider qui ils accueillent sur leur territoire. Seul, le port de Sète ne peut rien faire. Aucune instance internationale ne peut imposer aux États d'accueillir les migrants de l'Aquarius. Mardi 14 août, le bateau est toujours bloqué entre Malte et l'Italie, qui ont toutes deux refusé de l'accueillir.

Pas d'obligation d'accueil pour les États

À chaque fois que l'Aquarius secourt des rescapés, les États se renvoient la balle. En juin dernier, c'est l'Espagne qui avait finalement accepté de recevoir les passagers à Valence après une semaine d'errance en Méditerranée. L'état sanitaire des migrants à bord inquiète : des dizaines de femmes et d'enfants, dont certains ont besoin de soins au plus vite. Le droit international prévoit une obligation de secourir en mer des personnes en danger, mais les règles qui régissent l'accueil des migrants sont plus compliquées. Face aux arrivées qui se multiplient, l'une des ONG qui affrètent l'Aquarius demande à l'Europe de prendre ses responsabilités.

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