La France va accueillir environ 80 réfugiés de "l'Aquarius" et 52 du "Lifeline"

Le navire humanitaire \"Aquarius\", le 30 juin, lors d\'une escale technique au port de Marseille.
Le navire humanitaire "Aquarius", le 30 juin, lors d'une escale technique au port de Marseille. (GERARD BOTTINO / CROWDSPARK / AFP)

Les personnes concernées sont essentiellement des Erythréens et des Soudanais répondant aux critères du droit d'asile, selon l'Ofpra.

La France va accueillir "environ 80" réfugiés de l'Aquarius et 52 du Lifeline, affirme, mardi 3 juillet, le directeur général de l'Ofpra, Pascal Brice. Les réfugiés concernés sont, dans les deux cas, essentiellement "des Erythréens et des Soudanais" répondant aux critères du droit d'asile, précise le patron de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides. Ils devraient arriver "rapidement" dans l'Hexagone, où un titre de réfugié leur sera délivré.

La France a été critiquée pour ne pas avoir proposé d'ouvrir ses ports aux navires en détresse, au nom de la règle de droit maritime voulant qu'ils accostent dans le port sûr le plus proche. Paris avait néanmoins pris l'engagement d'accueillir une partie des passagers pouvant prétendre au statut de réfugié.

Dans le cas de l'Aquarius, qui a accosté le 17 juin à Valence (Espagne) avec 630 migrants à bord après la fermeture des ports italiens, "nous avons entendu 135 personnes" et "autour de 80 vont pouvoir bénéficier de la protection de la France", explique Pascal Brice.

Un processus qui pourrait faire "référence"

Peu après leur arrivée, le gouvernement espagnol avait indiqué que "quasiment la moitié des migrants" avaient manifesté "leur volonté de demander l'asile en France". La liste consultée par l'AFP comptait 286 personnes au total.

La différence avec les 135 auditionnés s'explique sans doute par le fait que "certains ont préféré rester sous la responsabilité des autorités espagnoles", avance Pascal Brice. De plus, la France n'accueille pas de mineurs dans ce type d'opérations, l'Etat n'étant pas compétent pour leur accueil (qui relève des départements).

A Malte, la mission de l'Ofpra s'est terminée ce week-end. L'office a examiné les demandes des migrants du Lifeline, amarré le 27 juin dans le port de La Valette. Au final, "52 personnes vont être protégées", précise le patron de l'Ofpra. Le Lifeline a secouru plus de 230 migrants.

Sur place, des missions du même type sont menées par des envoyés portugais, belges, néerlandais et irlandais, ajoute le patron de l'Ofpra, en se félicitant de la "dimension européenne" du processus. Selon lui, il pourrait faire "référence" et "illustre" la marche à suivre dans ce genre de situations.