"Aquarius" : Marine Le Pen "inquiète" de voir une partie des migrants venir en France

Marine Le Pen fait un discours à Lyon, le 1er juin 2018.
Marine Le Pen fait un discours à Lyon, le 1er juin 2018. (NICOLAS LIPONNE / NURPHOTO / AFP)

Certains migrants de l'"Aquarius" doivent être accueillis en France, comme l'a proposé Paris. L'Office français de protection des réfugiés s'assurera "que les personnes relèvent bien du droit d'asile".

Quelques heures après l'arrivée des premiers migrants de l'Aquarius à Valence, en Espagne, la présidente du Rassemblement national donne son avis sur la suite. Marine Le Pen s'est dite, dimanche 17 juin, "extrêmement inquiète" de voir une partie des migrants venir prochainement en France.

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"Ils auraient pu débarquer plus tôt en Tunisie ou en Algérie. Sauf qu'on est partis du principe, depuis un certain nombre d'années, que les migrants devaient systématiquement venir en Europe", a déclaré Marine Le Pen au "Grand Rendez-vous" Europe1-CNews-Les Echos.

"Bien sûr, je suis heureuse qu'ils soient sains et saufs. Mais je suis extrêmement inquiète, j'ai entendu le Premier ministre indiquer qu'une partie d'entre eux allait venir en France", a ajouté la députée du Pas-de-Calais. "Le signal de l'ouverture continue de nos frontières" se poursuit, selon elle, et "la prochaine fois, les bateaux iront directement dans les ports français".

"Emmanuel Macron est immigrationniste, on le voit partout, dans ses déclarations, sa filiation idéologique..." a fustigé la dirigeante du RN. Elle a estimé qu'"en matière d'immigration, il n'y a pas de fatalité", comme l'a montré selon elle la décision du gouvernement italien de refuser à l'Aquarius l'accès à ses ports.

Des équipes de l'Ofpra envoyées à Valence

Une partie des migrants de l'Aquarius doivent être accueillis en France, comme l'a proposé Paris. Une initiative saluée par le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, pour qui "cette offre démontre que c'est dans ce cadre de coopération que l'Europe doit donner une réponse, dans un esprit de solidarité européenne au contenu réel".

Concrètement, l'Office français de protection des réfugiés (Ofpra) a indiqué être prêt "à envoyer en tout de début de semaine [à Valence] des équipes qui pourront s'assurer que les personnes relèvent bien du droit d'asile".

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