Vingt-sept migrants mineurs à bord de "l'Open Arms" autorisés à débarquer à Lampedusa

L\'Open Arms, navire de l\'ONG espagnole Proactiva, photographié le 14 août au large de Lampedusa, île italienne du sud de la Méditerranée.
L'Open Arms, navire de l'ONG espagnole Proactiva, photographié le 14 août au large de Lampedusa, île italienne du sud de la Méditerranée. (PAU BARRENA / AFP)

Matteo Salvini, le ministre de l'Intérieur italien, a concédé à contrecoeur une autorisation de débarquer mais a exigé que les 106 adultes et mineurs accompagnés restent à bord.

Vingt-sept migrants mineurs non accompagnés ont été autorisés à débarquer du navire de l'ONG espagnole Proactiva Open Arms, ancré au large de l'île italienne de Lampedusa, a annoncé samedi 17 août l'ONG. "Ils seront évacués par les gardes-côtes de Lampedusa", petite île située entre la Sicile et l'Afrique du Nord, a tweeté l'ONG.

Le ministre italien de l'Intérieur d'extrême droite Matteo Salvini a finalement autorisé les mineurs "présumés" à quitter l'Open Arms bien que cela soit en "contradiction avec [son] opinion", comme il l'a écrit dans une lettre au chef du gouvernement italien Giuseppe Conte. En revanche, Matteo Salvini a exigé que la centaine d'adultes et mineurs accompagnés, présents dans le navire, restent à bord. Jeudi dernier, six pays de l'UE se sont dits prêts jeudi à accueillir chacun une partie des migrants de l'Open Arms.

Ces derniers mois, plusieurs tribunaux italiens se sont prononcés sur la situation de ces navires de sauvetage interdits d'accoster en Italie. Le tribunal administratif de Rome, saisi par l'ONG espagnole, a estimé que l'Open Arms devait être autorisé à entrer dans les eaux territoriales italiennes et recevoir une "assistance immédiate" destinée aux migrants "qui en ont le plus besoin". Mais aucune précision n'a été apportée par le tribunal sur la question de l'accostage du navire et du débarquement des migrants sur le territoire italien.

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