Migrants : "Contre l'instauration de quotas" en Europe (Manuel Valls)

(Lors d'un déplacement dans les Alpes-maritimes, Manuel Valls a clarifié samedi la position de la France sur la gestion de l'accueil des migrants © MaxPPP)

Le Premier ministre s'est prononcé samedi contre "l'instauration de quotas de migrants" au niveau européen. Nicolas Sarkozy a lui souhaité "un Schengen 2" lors d'un meeting dans l'Hérault.

Lors d'un déplacement dans les Alpes-maritimes samedi, Manuel Valls a clarifié la position de la France sur la gestion de l'accueil des migrants en se disant opposé à la mise en place de quotas de migrants, au niveau européen. Le Premier ministre a dit sa préférence pour la solidarité et la répartition équitable des réfugies. Cette question, qui ne fait pas l'unanimité en Europe, est en discussion et la Commission européenne a fait ses premières propositions. 

Lors d'un meeting près de Montpellier, Nicolas Sarkozy a estimé qu'il fallait revoir le fonctionnement de l'Europe sur la question migratoire. 

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"Contre les quotas"

Le Premier ministre, accompagné de Bernard Cazeneuve, le ministre de l'Intérieur, était en visite dans les Alpes-Maritimes ce samedi, un département frontalier avec l’Italie qui a connu ces dernières semaines une recrudescence d’arrivées de migrants.

Manuel Valls s’est dit "contre les quotas" au niveau européen pour gérer les flux migratoires, préférant le principe de "solidarité " et d’"équité" .

"La solidarité, c'est de mettre en place une répartition équitable dans l'accueil des réfugiés. Nous souhaitons être particulièrement clair sur ce point : je suis contre l'instauration de quotas de migrants, ceci n'a jamais correspondu aux propositions françaises."

  

"Je suis contre l'instauration de quotas de migrants, cela n'a jamais correspondu aux propositions françaises" : le Premier ministre, Manuel Valls
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Des efforts pour l'accueil et les opérations militaires

Manuel Valls a prôné l'équité européenne en rappelant les efforts accomplis par la France. 

"Ce que la France dit, c'est que les réfugiés doivent être répartis entre les Etats membres de façon plus équitable. Cela suppose de tenir compte des efforts déjà consentis par chacun. Aujourd'hui, la France, l'Italie, l'Allemagne, le Royaume-Uni et la Suède accueillent 75% des réfugiés, des demandeurs d'asile en Europe."

Le Premier ministre a aussi évoqué le contexte des conflits internationaux en rappelant que "la France a déjà fait beaucoup, avec 5.000 réfugiés syriens accueillis et 4.500 réfugiés irakiens depuis 2012". Un accueil qui sera poursuivi a précisé Manuel Valls, "avec le souci que les efforts soient équitablement répartis" , d'autant a-t-il ajouté que "la France est aussi engagée dans des efforts militaires ".

La réplique de Nicolas Sarkozy

Comme en écho aux déclarations du Premier ministre, le président de l'UMP a évoqué la question de l'afflux des migrants lors d'un meeting à Saint-Georges d'Orques, dans l'Hérault. En fin d'après midi samedi, Nicolas Sarkozy a estimé qu'il fallait "revoir le fonctionnement de l'Europe de fond en comble ". Lex-président de la République a appelé à "la mise en oeuvre d'un Schengen 2" .

"Il faut changer les conditions d'accueil des migrants, et ensuite définir les conditions de la solidarité. Il faut un Schengen 2. Nous sommes un pays ouvert, d'un point de vue géographique. Mais la question migratoire est posée."

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