MF Global, victime de la crise européenne, licencie ses 1 000 salariés

Les bureaux du courtier américain MF Global à New York (Etats-Unis) le 1er novembre 2011, au lendemain de l\'annonce de son dépot de bilan. 
Les bureaux du courtier américain MF Global à New York (Etats-Unis) le 1er novembre 2011, au lendemain de l'annonce de son dépot de bilan.  (MARIO TAMA / GETTY IMAGES / AFP)

Le groupe a déposé le bilan après avoir révélé une exposition de plus de six milliards de dollars à la dette publique de la zone euro. 

La crise de la dette dans la zone euro a fait sa première victime américaine. MF Global, l'un plus gros courtiers de produits dérivés au monde, a annoncé qu'il avait licencié quelque 1 000 employés vendredi 11 novembre, avec effet immédiat. La firme américaine a déposé le bilan le 31 octobre après avoir révélé une exposition de plus de six milliards de dollars à la dette publique de la zone euro, dont plus de la moitié à l'Italie. 

Entre 150 et 200 anciens employés du groupe sont parallèlement en cours d'embauche : ils doivent apporter une aide au démantèlement des activités de la société et au traitement des plaintes et créances issues du dépôt de bilan. Les comptes et positions d'environ 17 000 clients et environ 1,5 milliard de dollars de fonds qui se trouvaient sur ces comptes ont été transférés à d'autres courtiers. 

"Un mini Lehman Brothers"

Il s'agit de la huitième plus grosse faillite aux Etats-Unis depuis 1980. Ce dépôt de bilan marque l'échec de la stratégie du PDG de MF Global, Jon Corzine, ancien coprésident de Goldman Sachs et gouverneur démocrate de l'Etat du New Jersey de 2006 à 2010. Il a transformé le courtier en une véritable banque d'investissement, quitte à se lancer dans des paris risqués sur les marchés.

La chute de MF Global rappelle à certains observateurs la faillite de Lehman Brothers à l'automne 2008. "Il a fini par perdre toute confiance auprès de sa base d'investisseurs", a expliqué Michael Epstein, spécialiste des restructurations chez CRG Partners, avant d'ajouter : "Sous certains aspects, c'est effectivement un mini-Lehman"

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