Attaque de deux militaires à Bruxelles : l'assaillant était un Belge d'origine somalienne

Une voiture de police sur le boulevard Emile Jacqmain, où un homme a attaqué un militaire belge, le 25 août 2017 à Bruxelles.
Une voiture de police sur le boulevard Emile Jacqmain, où un homme a attaqué un militaire belge, le 25 août 2017 à Bruxelles. (LAURIE DIEFFEMBACQ / BELGA MAG / AFP)

Les soldats ont riposté avec leur arme à feu. L'un d'entre eux a été légèrement blessé à la main.

Un homme a agressé au couteau deux militaires à Bruxelles, dans la soirée du vendredi 25 août, ont annoncé les autorités belges. Ces derniers ont riposté avec leurs armes à feu, et l'assaillant est mort, a indiqué le parquet fédéral. 

L'homme était un Belge d'origine somalienne, sans antécédents liés à des faits terroristes, a précisé samedi le parquet. L'assaillant, né en 1987, avait un domicile à Bruges, dans le nord-ouest de la Belgique, où une perquisition a été menée pendant la nuit, a ajouté dans un communiqué le parquet, qui a ouvert une enquête pour des "faits de tentative d'assassinat terroriste".

Un couteau, une arme factice et deux Corans

L'attaque s'est produite peu après 20 heures, sur le boulevard Emile Jacqmain, en plein centre-ville de Bruxelles. Armé d'un couteau, l'assaillant "s'est précipité dans le dos" de trois militaires, en plein coeur de Bruxelles, "et les a frappés" avec un couteau, "en criant 'Allah Akbar'" (Dieu est le plus grand en arabe), selon les détails donnés par les enquêteurs.

L'un des militaires a alors riposté en ouvrant le feu. "L'homme a été touché à deux reprises et est décédé peu après, à l'hôpital, des suites de ses blessures", a détaillé le parquet, ajoutant que l'assaillant, outre son couteau, "était aussi en possession d'une arme à feu factice et de deux Corans".

Selon la même source, il "est arrivé en Belgique en 2004 et a obtenu la nationalité belge en 2015". "Il n'était pas connu pour des faits de terrorisme, mais bien pour un fait de coups et blessures en février 2017", a ajouté le parquet fédéral, qui a saisi un juge d'instruction de Bruxelles spécialisé en matière de terrorisme.

Des militaires en patrouille depuis deux ans

Des militaires armés patrouillent depuis plus de deux ans dans de nombreux sites jugés "sensibles" en Belgique, en raison de la menace terroriste, à l'image de l'opération Sentinelle en France.

"Tout notre soutien à nos militaires", a réagi le Premier ministre Charles Michel sur Twitter.

Plusieurs attaques au couteau similaires en 2016 en Belgique

Ce n'est pas la première attaque au couteau commise en Belgique. Le 6 août 2016, un Algérien vivant en Belgique avait attaqué à la machette deux policières devant l'hôtel de police de Charleroi aux cris de "Allah Akbar", les blessant au visage et au cou avant d'être abattu. Le groupe Etat islamique avait revendiqué cette attaque.

Le 7 septembre 2016, à Molenbeek, commune bruxelloise considérée comme un foyer de l'islamisme radical, deux policiers avaient reçu des coups de couteau sans toutefois être blessés, grâce au port d'un gilet pare-balles. L'auteur des faits, inculpé pour tentative de meurtre, n'a pas de lien avéré avec la mouvance islamiste.

Le 5 octobre 2016, enfin, deux agents de police qui circulaient à proximité d'un hôpital à Schaerbeek, autre commune de Bruxelles, avaient été agressés avec un couteau, et blessés l'un "au ventre" et l'autre "au cou". L'assaillant a été inculpé de "tentative d'assassinat dans un contexte terroriste" et de "participation aux activités d'un groupe terroriste".

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