Massacre de Srebrenica : Ratko Mladic, le "boucher des Balkans", condamné à la perpétuité

L\'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie, Ratko Mladic, devant le Tribunal pénal international pour l\'ex-Yougoslavie (TPIY), le 16 mai 2012 à La Haye (Pays-Bas). 
L'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie, Ratko Mladic, devant le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), le 16 mai 2012 à La Haye (Pays-Bas).  (HO / COURTESY OF THE ICTY / AFP)

Le chef militaire des Serbes de Bosnie pendant la guerre de 1992 à 1995 a été reconnu coupable du massacre de Srebrenica, mercredi 22 novembre. Il fera appel du verdict.

Le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie à La Haye (Pays-Bas) a reconnu coupable l'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie Ratko Mladic de génocide, de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité, mercredi 22 novembre, et l'a condamné à la perpétuité. L'ancien militaire fera appel du verdict.

 A 74 ans, le "boucher des Balkans" était poursuivi notamment pour son rôle dans le massacre de 7 000 hommes et garçons musulmans en juillet 1995, à Srebrenica (Bosnie). Le tribunal a rendu son verdict plus de vingt ans après une guerre qui a fait plus de 100 000 morts et 2,2 millions de déplacés. L'accusation avait requis la perpétuité, la défense son acquittement. L'ancien chef militaire n'a jamais concédé une once de culpabilité.

Mladic accuse les juges de mentir

Quelques instants avant sa condamnation, Ratko Mladic a été évacué de la salle d'audience après s'être levé et avoir crié aux juges qu'ils mentaient. "Ils mentent. Vous mentez. Je ne me sens pas bien", a-t-il vociféré Ratko Mladic. L'accusé a ensuite été installé dans une pièce adjacente pour écouter la suite du jugement alors que la défense demandait que sa tension artérielle soit à nouveau mesurée, après avoir tenté en vain des jours durant de reporter ce verdict historique.

Le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie, créé en 1993 pour juger les personnes présumées responsables de crimes de guerre durant les conflits des Balkans, connaît avec cette décision, "l'un des jugements les plus importants de (son) histoire", a déclaré le procureur Serge Brammertz. Le tribunal fermera définitivement ses portes le 31 décembre.


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