Ukraine : quelles sont les sanctions occidentales déjà prises contre la Russie ?

Le président russe, Vladimir Poutine, à Saint-Pétersbourg (Russie), le 24 avril 2014.
Le président russe, Vladimir Poutine, à Saint-Pétersbourg (Russie), le 24 avril 2014. (SERGEY GUNEEV / RIA NOVOSTI / AFP)

Face à l'évolution de la situation dans l'est de l'Ukraine, les Occidentaux ont menacé d'introduire de nouvelles mesures contre Moscou. Voici un point sur ce qui est déjà en cours.

Face à l'évolution de la situation dans l'est de l'Ukraine, les Occidentaux ont menacé, vendredi 25 avril, d'introduire de nouvelles sanctions contre la Russie. Moscou est accusé par Kiev de vouloir lancer "une troisième guerre mondiale" en soutenant les séparatistes de l'est de l'Ukraine, où les tensions s'exacerbent. Voici le point sur les sanctions occidentales déjà en cours, qui ne sont pas parvenues jusqu'à présent à faire évoluer la position russe.

Sanctions militaires

Washington décide le 3 mars de suspendre sa coopération militaire avec la Russie à la suite de l'intervention russe en Crimée. Le 1er avril, les ministres des Affaires étrangères des 28 pays membres de l'Otan optent pour une suspension de "la coopération civile et militaire avec la Russie", sans préciser les programmes touchés. Ceux concernant l'Afghanistan ou la lutte contre le trafic de drogue seront toutefois exclus.

Sanctions financières

Au lendemain du référendum sur le rattachement de la Crimée à la Russie, Européens et Américains annoncent le 17 mars des sanctions financières à l'encontre d'un nombre limité de hauts responsables russes et ukrainiens pro-russes. Côté américain, une vingtaine de personnes voient ainsi leurs éventuels avoirs gelés aux Etats-Unis. Figurent parmi elles, le vice-Premier ministre russe, la présidente du Conseil de la Fédération (chambre haute du Parlement russe), ainsi que deux proches conseillers de Vladimir Poutine. Le Canada a également gelé les avoirs d'une trentaine de personnalités.

La liste des personnalités sanctionnées par l'Union européenne a, elle, été élargie à plusieurs reprises, dont le 21 mars, à 12 nouveaux responsables, parmi lesquels le vice-Premier ministre russe. Quatre nouvelles personnalités ont été ajoutées à cette liste noire le 15 avril, portant à 55 le nombre des personnes sanctionnées.

Sanctions diplomatiques

Pour protester contre le rattachement de la Crimée à la Russie, les dirigeants occidentaux décident, le 25 mars, d'annuler le sommet du G8 prévu en juin à Sotchi (Russie). Il sera remplacé par un G7, sans la Russie donc, les 4 et 5 juin à Bruxelles.

Début mars, les dirigeants européens ont également décidé de suspendre des discussions avec leurs homologues russes sur une libéralisation de la politique des visas. Tout comme le Japon.

Sanctions économiques

Les Européens ont accepté le 20 mars le principe de sanctions économiques contre la Russie au cas où la situation viendrait à se détériorer en Ukraine par la faute de Moscou. Mais la décision devra être prise à l'unanimité par les dirigeants des 28 Etats de l'UE lors d'un sommet européen. La Commission européenne a été chargée de préparer des options et d'étudier leur impact sur les économies de l'Union. La décision dépend maintenant de la volonté politique des Etats. Tous les secteurs économiques sont concernés, et cette perspective inquiète les industriels européens. 

Le Japon a, de son côté, renvoyé à plus tard un projet de pourparlers sur un nouvel accord économique d'investissement.

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