Ukraine : le Conseil de sécurité de l'ONU se réunit à la demande de Moscou

Un combattant pro-russe dans la ville de Slaviansk, dans l\'est de l\'Ukraine, le 13 avril 2014.
Un combattant pro-russe dans la ville de Slaviansk, dans l'est de l'Ukraine, le 13 avril 2014. (ANDREW CHERNAVSKY / AP / SIPA)

Le gouvernement ukrainien donne jusqu'à lundi matin aux combattants pro-russes pour déposer les armes.

Alors que les affrontements dans l'est de l'Ukraine font craindre un scénario similaire à celui qu'a connu la Crimée en mars, le Conseil de sécurité de l'ONU doit se réunir dans la nuit du dimanche 13 au lundi 14 avril à la demande de Moscou.

Francetv info récapitule la situation alors que l'escalade verbale se poursuit et que les affrontements dans cette région ukrainienne frontalière de la Russie ont déjà fait au moins deux morts et une demi-douzaine de blessés.

Réunion du Conseil de sécurité de l'ONU

Elle doit se tenir à 20 heures (heure de New York, soit 2 heures du matin, heure de Paris). Elle a été demandée, dimanche soir, par Moscou. Une réclamation qui survient alors que le gouvernement ukrainien a accusé la Russie de "mener une guerre contre l'Ukraine", et que le ministre de l'Intérieur ukrainien a dénoncé, samedi, une "agression" russe.

De son côté, Moscou a appelé les autorités de Kiev à cesser "la guerre contre leur propre peuple". Et Serguëi Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères, a estimé que "la responsabilité d'éviter une guerre civile en Ukraine incombe désormais aux Occidentaux".

Ultimatum de Kiev aux séparatistes pro-russes

La présidence ukrainienne a donné jusqu'à lundi matin aux combattants pro-russes pour déposer les armes et quitter les bâtiments publics qu'ils occupent dans l'est du pays. Le décret présidentiel a suivi l'annonce du déclenchement d'une opération "antiterroriste" à grande échelle dans l'est de l'Ukraine, avec la participation des forces armées, alors qu'une offensive plus réduite a été lancée dimanche matin.

Pour le chef de la diplomatie russe, cette menace de mobilisation armée est d'un "ordre criminel".

Combats et barrages dans l'est de l'Ukraine

Dans la région frontalière de la Russie, près de Donetsk et Slaviansk, des miliciens cagoulés et armés d'armes russes occupent des bâtiments publics et ont dressé des barrages avec des pneus. Cela fait une semaine que des petits groupes pro-russes mènent des actions similaires dans la région. Ils ont notamment pris d'assaut un commissariat, et le siège local du service de la sécurité d'Etat (SBU). Le drapeau russe a été hissé sur l'un des bâtiments occupés.

BERNARD LEBRUN - FRANCE 2

Le patron de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, et l'ambassadrice américaine à l'ONU Samantha Power ont tous deux fait la comparaison avec la Crimée, dénonçant "l'implication" de Moscou dans ces troubles.

Les Occidentaux évoquent de nouvelles sanctions 

"Il est clair que nous serions amenés à nous prononcer pour de nouvelles sanctions en cas d'escalade militaire", a assuré au nom du gouvernement français, Jean-Marie Le Guen, secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement.

Le secrétaire d'État américain, John Kerry, a averti par téléphone Sergueï Lavrov que Moscou devra faire face à des "conséquences supplémentaires" si la tension ne retombe pas avec l'Ukraine. Une menace également brandie par l'ambassadrice américaine à l'ONU.

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