Ukraine : dialogue de sourds entre Russes et Occidentaux au Conseil de sécurité de l'ONU

Le Conseil de sécurité des Nations unies réuni à New York (Etats-Unis), le 13 avril 2014, à la demande de la Russie après un regain de tension dans l\'est de l\'Ukraine.
Le Conseil de sécurité des Nations unies réuni à New York (Etats-Unis), le 13 avril 2014, à la demande de la Russie après un regain de tension dans l'est de l'Ukraine. (DON EMMERT / AFP)

Occidentaux et Russes ont campé sur leurs positions, alors que les tensions perdurent dans l'est de l'Ukraine.

Aucune avancée n'a été enregistrée. Pour la dixième fois depuis le début de la crise fin février, le Conseil de sécurité des Nations unies s'est réuni en urgence, dimanche 13 avril, à la demande de la Russie après un regain de tensions dans l'est de l'Ukraine.

Les Occidentaux ont accusé Moscou d'y avoir orchestré la série d'attaques lancée samedi dans des villes russophones par des hommes armés, portant souvent des uniformes sans insignes. A l'opposé, la Russie a mis en demeure Kiev de "cesser d'utiliser la force contre [son] peuple", après que le président ukrainien a annoncé une "opération antiterroriste de grande envergure" dans la région.

Le précédent de la Crimée

"Le sang a déjà été versé et il faut éviter d'urgence une nouvelle escalade", a averti l'ambassadeur russe Vitali Tchourkine. Il a demandé aux Occidentaux, et en premier lieu aux Etats-Unis, de faire pression sur les autorités de Kiev pour qu'elles "cessent d'utiliser la force contre le peuple ukrainien et entament un véritable dialogue". "C'est l'Occident qui déterminera si la guerre civile en Ukraine peut être évitée."

Son homologue américaine Samantha Power a dénoncé "la désinformation et la propagande russe", accusant la Russie d'avoir "créé et orchestré l'instabilité". Selon elle, les récents événements dans cette région "sont une copie conforme des tactiques utilisées par les forces russes dans les premières étapes de la crise en Crimée", péninsule ukrainienne désormais rattachée à Moscou. L'ambassadeur britannique a quant à lui réclamé le retrait des 40 000 soldats russes massés à la frontière ukrainienne.

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