Ukraine : des observateurs de l'OSCE capturés à Sloviansk

Des hommes armés à Sloviansk, en Ukraine, le 21 avril 2014.
Des hommes armés à Sloviansk, en Ukraine, le 21 avril 2014. (ANTON KRUGLOV / RIA NOVOSTI / AFP)

Au moins sept observateurs sont retenus par les séparatistes dans ce bastion des insurgés pro-russes, dans l'est de l'Ukraine.

En Ukraine, au moins sept observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) ont été capturés. Ils sont retenus par des séparatistes à Sloviansk, bastion des insurgés pro-russes dans l'est de l'Ukraine.

"C'est un espion"

"Des inconnus ont arrêté à 11h40 locale un bus avec 13 passagers dont sept représentants de l'OSCE, cinq militaires ukrainiens et le chauffeur. (...) Les personnes capturées se trouvent au siège des services spéciaux locaux", selon un communiqué du ministère de l'Intérieur ukrainien. "Des négociations sont actuellement en cours avec les pro-Russes. Ils ont refusé de libérer les otages en disant qu'ils devaient communiquer avec les organes compétents de la Fédération de Russie".

Mais, selon la ministre allemande de la Défense, Ursula von der Leyen, ce sont, en tout, 13 observateurs de l'OSCE qui sont détenus à Slaviansk. Parmi eux figurent trois membres des forces allemandes, un traducteur allemand et un ressortissant danois. Son ministère avait auparavant indiqué que le groupe étaient formé notamment d'observateurs militaires tchèques, polonais, suédois et danois.

Le leader séparatiste de Sloviansk, Viatcheslav Ponomarev, a de son côté affirmé qu'il y avait dans ce bus "une personne qui travaille pour l'état-major ukrainien". "C'est un espion", a-t-il lancé. Le chef de la diplomatie suédoise Carl Bildt s'est dit "extrêmement inquiet" après "la capture d'observateurs de l'OSCE, dont un Suédois, dans l'est de l'Ukraine" et réclamé leur "libération immédiate" sur son compte Twitter.

La Russie salue l'OSCE

Par ailleurs, "la Russie appelle à cesser immédiatement toute action militaire et la violence, au retrait des troupes et à la mise en œuvre complète par la partie ukrainienne de l'accord de Genève", a écrit dans un communiqué le ministère des Affaires étrangères russe.

"Cela aboutirait à un début de désescalade" poursuit le ministère, qui ajoute que la Russie soutient toujours la "pleine mise en œuvre" de l'accord de Genève. Il prévoit notamment le désarmement des groupes armés illégaux et l'évacuation des bâtiments occupés dans les villes ukrainiennes, dans la capitale comme dans l'Est. Le ministre des Affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, a souligné lors d'un entretien téléphonique avec son homologue allemand, Frank-Walter Steinmeier, "le rôle important de l'OSCE dans le dialogue entre les autorités de Kiev" et les insurgés.

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