La Russie et la Crimée accélèrent leur rapprochement

Le président russe Vladimir Poutine, le 17 mars 2014, lors d\'une cérémonie de remise de médailles, à Sotchi (Russie).
Le président russe Vladimir Poutine, le 17 mars 2014, lors d'une cérémonie de remise de médailles, à Sotchi (Russie). (MICHAEL KLIMENTYEV / RIA NOVOSTI / AFP)

Le président Vladimir Poutine a signé le décret reconnaissant l'indépendance de la Crimée, avant la probable intégration de l'ex-province ukrainienne à la Russie.

L'intégration de la Crimée à la Russie est en marche. Et au pas de course. Le président russe Vladimir Poutine a informé officiellement le Parlement et le gouvernement russe de la demande de la Crimée d'intégrer la Fédération de Russie, mardi 18 mars. Il s'agit de la première étape législative nécessaire pour pouvoir entériner le rapprochement de la péninsule et de Moscou, validée par référendum par les Criméens dimanche, puis lundi, par le Parlement de Simferopol. 

Francetv info revient sur les étapes de ce rapprochement. 

La Russie reconnaît la Crimée comme état souverain...

Lundi soir, Vladimir Poutine a signé un décret reconnaissant la Crimée comme Etat souverain. Ainsi, la Russie devient le premier pays à reconnaître l'indépendance de la province séparatiste ukrainienne.

"Compte tenu de la volonté des peuples de Crimée exprimée lors du référendum du 16 mars 2014", la Russie a décidé de "reconnaître la République de Crimée comme Etat souverain et indépendant où la ville de Sébastopol a un statut spécial", selon le texte du décret publié par le Kremlin. Il s'agit d'une nouvelle étape en vue d'une intégration à la Russie, souligne un journaliste du Monde.

... et adopte une loi pour autoriser ce rapprochement

Lundi, le vice-président de la Douma avait indiqué que la chambre basse du Parlement russe adopterait, dans un "très proche avenir", une loi autorisant la Crimée à rejoindre la Russie. Prévu pour vendredi, le vote de cette loi devrait se faire dans les plus brefs délais, le président russe ayant choisi de s'exprimer dès mardi devant les deux chambres du Parlement russe, la Douma et le Conseil de la Fédération. 

La Crimée proclame son indépendance... 

Dès l'annonce lundi des résultats définitifs du référendum, lors duquel près de 97% des votants ont choisi le rattachement de la péninsule ukrainienne à la Russie, la Crimée a proclamé son indépendance vis-à-vis de Kiev. Le Parlement local, à Simferopol, a aussitôt demandé formellement d'être rattaché à Moscou. 

... et vote des mesures pour accélérer la procédure

Dans la foulée, les autorités séparatistes de Crimée ont annoncé la dissolution des unités militaires ukrainiennes, le passage au 30 mars à l'heure de Moscou et l'introduction du rouble comme monnaie officielle. Par ailleurs, la Crimée a accepté lundi une aide de 15 milliards de roubles – soit 295 millions d'euros – en provenance de Moscou.

D'après le Parlement de Crimée, les lois ukrainiennes ne s'appliquent plus dans la péninsule séparatiste et Kiev n'y exerce plus aucune autorité. Le président du parlement sécessionniste Volodymyr Konstantinov a précisé que les unités militaires ukrainiennes présentes en Crimée "seraient dissoutes" et que leurs soldats devaient se "rallier ou partir". Par ailleurs, le Premier ministre pro-russe Serguiï Axionov a pris dès lundi l'avion pour Moscou.

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