Le Premier ministre ukrainien accuse la Russie de vouloir "démembrer" son pays

Un manifestant pro-Moscou brandit un drapeau russe lors de l\'occupation d\'un bâtiment officiel à Donetsk (Ukraine), le 6 avril 2014.
Un manifestant pro-Moscou brandit un drapeau russe lors de l'occupation d'un bâtiment officiel à Donetsk (Ukraine), le 6 avril 2014. (ALEXANDER KHUDOTEPLY / AFP)

Le gouvernement a envoyé des ministres dans l'est du pays, où des manifestants pro-russes ont pris le contrôle de bâtiments officiels dimanche.

Après une brusque montée des tensions, Kiev a envoyé ses ministres pour reprendre la main dans les régions russophones de l'est du pays. Par la voix du chef du gouvernement, l'Ukraine accuse, lundi 7 avril, la Russie de vouloir l'envahir pour la "démembrer".

Dimanche, des manifestants pro-russes, certains masqués ou cagoulés, ont attaqué et pris le contrôle de bâtiments officiels dans les grandes villes de Kharkiv, Lougansk et Donetsk. Ils ont immédiatement descendu les drapeaux ukrainiens bleu et jaune pour hisser à leur place le blanc-bleu-rouge russe, et réclamé pour certains l'organisation de référendums sur le rattachement de leurs régions à la Russie voisine.

Le gouvernement réuni en urgence

Face à cette situation, le Premier ministre, Arseni Iatseniouk, a réuni en urgence son gouvernement, et a directement accusé Moscou. Ces incidents font partie d'un "plan pour déstabiliser la situation, pour qu'une armée étrangère passe la frontière et envahisse le territoire ukrainien, ce que nous ne permettrons pas", dénonce-t-il. "Ce scénario est écrit par la Fédération de Russie, et son seul but est de démembrer l'Ukraine."

Depuis la chute du régime pro-russe de Kiev, la tension entre les deux voisins ex-soviétiques n'a cessé de s'accentuer, notamment en mars avec le rattachement à Moscou de la province de Crimée. Le président russe, Vladimir Poutine, s'est engagé à défendre "par tous les moyens" les populations russophones des républiques de l'ex-URSS, et a massé jusqu'à 40 000 soldats russes aux frontières de l'Ukraine, faisant redouter une invasion.

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