Le chef de la diplomatie russe quitte Paris, aucun accord trouvé

De gauche à droite : Laurent Fabius (de dos), son homologue russe Sergueï Lavrov, François Hollande (de dos) et John Kerry, secrétaire d\'Etat américain, le 5 mars 2014 à l\'Elysée.
De gauche à droite : Laurent Fabius (de dos), son homologue russe Sergueï Lavrov, François Hollande (de dos) et John Kerry, secrétaire d'Etat américain, le 5 mars 2014 à l'Elysée. (ALAIN JOCARD / AFP)

Sergueï Lavrov a quitté la capitale française sans avoir croisé son homologue ukrainien, Andrii Dechtchitsa.

La situation reste floue en Crimée, alors que les tractations diplomatiques s'intensifient. Mercredi 5 mars, le président français François Hollande a reçu plusieurs ministres des Affaires étrangères, dont le russe Sergueï Lavrov, pour un sommet officiellement consacré au Liban, mais qui devait permettre aux diplomates de parler de la crise en Ukraine, au moins en coulisses. Francetv info résume les informations à retenir.

Sur le plan diplomatique. Une première rencontre entre Russes et Occidentaux a eu lieu à Paris. Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a quitté la capitale française sans avoir croisé son homologue ukrainien, Andrii Dechtchitsa. "Nous sommes tombés d'accord pour poursuivre les discussions dans les jours à venir afin de voir comment aider à stabiliser, normaliser la situation et surmonter la crise", s'est-il contenté de déclarer à l'issue de la réunion au Quai d'Orsay.

Du côté américain, Barack Obama a suspendu sa participation au G8 de Sotchi (Russie) à un recul de Moscou en Ukraine. Mais il a aussi tendu la main à Vladimir Poutine, en proposant à la Russie de ramener ses forces en Crimée dans leurs casernes et de permettre à des observateurs internationaux de garantir le respect des droits des Ukrainiens russophones. Le président russe en a pris acte, assure la Maison Blanche.

Sur le plan économique. La Commission européenne a annoncé un plan de 11 milliards d'euros en faveur de l'Ukraine. Il pourrait s'étaler sur les deux prochaines années, et proviendrait du budget de l'UE et des institutions financières. L'Union européenne va par ailleurs geler à partir de jeudi les avoirs de 18 responsables ukrainiens de l'ancien régime du président Viktor Ianoukovitch. Leurs noms seront publiés au Journal officiel de l'UE, juste avant la tenue à Bruxelles d'un sommet européen extraordinaire consacré à la crise ukrainienne.

Sur le terrain. Robert Serry, l'envoyé spécial de l'ONU en Crimée, a été retenu brièvement par des hommes armés à Simferopol. "Il va bien. (...) Nous attendons une escorte pour nous rendre à l'aéroport. Il veut prendre un avion pour Kiev", a indiqué une source accompagnant le diplomate

Les forces russes ont pris le contrôle partiel de deux bases de lancement de missiles en Crimée, selon le porte-parole du ministère de la Défense ukrainien. Par ailleurs, des soldats ont pénétré dans la base située à Fiolent, à proximité du port de Sébastopol, où sont entreposés des missiles "désarmés", selon une source officielle. 

La police ukrainienne a pour sa part commencé à faire évacuer l'immeuble abritant le gouvernement régional occupé par des manifestants pro-russes à Donetsk, ville du sud-est de l'Ukraine.

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