Fuites sur les gazoducs Nord Stream 1 et 2 : le Conseil de sécurité de l'ONU va se réunir vendredi

Un panneau indiquant le gazoduc Nord Stream à Lubmin (Allemagne), le 16 septembre 2020.
Un panneau indiquant le gazoduc Nord Stream à Lubmin (Allemagne), le 16 septembre 2020. (JENS BUTTNER / DPA-ZENTRALBILD / AFP)

La porte-parole de la diplomatie russe a aussi demandé au président américain Joe Biden de "répondre à la question" d'une potentielle implication des Etats-Unis dans ces fuites.

Le Conseil de sécurité de l'ONU va se réunir vendredi 30 septembre à la demande de la Russie sur le sabotage présumé des gazoducs Nord Stream 1 et 2 en mer Baltique, a annoncé la Suède mercredi après-midi. "La France, en tant que présidente du Conseil de sécurité, nous a informés que la Russie avait demandé une réunion sur les fuites de Nord Stream et que cette réunion était prévue vendredi", a déclaré la ministre suédoise des Affaires étrangères lors d'une conférence de presse. Ce direct est maintenant terminé.

 La Russie met la pression sur Washington à propos de Nord Stream. Mercredi soir, la Russie a annoncé l'ouverture d'une enquête pour "acte de terrorisme international". Plus tôt dans la journée, la porte-parole de la diplomatie Maria Zakharovademande a demandé au président américain Joe Biden de "répondre à la question" d'une potentielle implication des Etats-Unis dans le sabotage présumé des gazoducs. Une référence à une déclaration de ce dernier en février : il avait affirmé qu'il "mettrait fin" à Nord Stream 2 (dont l'ouverture n'était alors pas encore annulée) si la Russie intervenait militairement en Ukraine.

"L'Allemagne ne reconnaîtra jamais les résultats" des référendums d’annexion en Ukraine. Dans le cadre d'une conversation téléphonique avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, le chancelier allemand Olaf Scholz, a fait savoir que "l'Allemagne continuera à soutenir l'Ukraine politiquement, financièrement, de manière humanitaire, ainsi que dans la défense de sa souveraineté et de son intégrité territoriale, y compris par des livraisons d'armes".

La Russie ne délivrera plus de passeports à ceux qui sont mobilisés par l'armée. Le Kremlin a fait cette annonce au moment où des dizaines de milliers de ses citoyens ont déjà fui à l'étranger. "Si un citoyen a déjà été appelé pour effectuer son service militaire ou s’il a reçu une convocation [pour la mobilisation ou la conscription], le passeport international lui sera refusé", peut-on lire sur le portail d'information du gouvernement russe.

Les dirigeants prorusses de Louhansk et Kherson ont écrit à Poutine. Ils n'ont pas tardé. Quelques heures après les votes d'annexion (largement condamnés par la communauté internationale), les dirigeants prorusses de Louhansk et Kherson demandent l'annexion à Vladimir Poutine. "Cher Vladimir Vladimirovitch (…), je vous demande d'examiner la question de l'adhésion de la République populaire de Louhansk à la Russie en tant que sujet de la Fédération de Russie", écrit le chef séparatiste prorusse de Louhansk, Leonid Passetchnik, dans un texte publié sur Telegram, mercredi 28 septembre. Dans son message, il vante le "lien historique, culturel et spirituel" de la région avec la Russie.

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