Guerre en Ukraine : les atrocités commises à Boutcha ont "entâché de façon permanente" la réputation de Poutine, déclare Boris Johnson

Le Premier ministre Boris Johnson rencontre le président ukrainien Volodymyr Zelensky à Kiev (Ukraine), le 9 avril 2022. 
Le Premier ministre Boris Johnson rencontre le président ukrainien Volodymyr Zelensky à Kiev (Ukraine), le 9 avril 2022.  (STRINGER / UKRAINIAN PRESIDENTIAL PRESS SERVICE / AFP)

"Ce que Poutine a fait à Boutcha et Irpin sont des crimes de guerre et ont entaché de façon permanente sa réputation et la représentation de son gouvernement", a réagi samedi le Premier ministre britannique, en visite à Kiev (Ukraine). 

Les atrocités commises à Boutcha (Ukraine), où de nombreux cadavres de personnes habillées en civil ont été retrouvés après le retrait de troupes russes, ont "entaché de façon permanente" la réputation du président russe Vladimir Poutine, a déclaré le Premier ministre britannique Boris Johnson, samedi 9 avril. "Ce que Poutine a fait à Boutcha et Irpin sont des crimes de guerre et ont entaché de façon permanente sa réputation et la représentation de son gouvernement", a-t-il fustigé lors d'une conférence de presse à l'issue d'une visite surprise à Kiev, où il a rencontré Volodymyr Zelensky. Ce direct est terminé.

Plus de 10 milliards d'euros pour soutenir l'Ukraine. Une collecte internationale de fonds a permis de réunir 10,1 milliards d'euros en soutien à l'Ukraine, a annoncé la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, samedi à Varsovie (Pologne). "Le monde a finalement promis 9,1 milliards d'euros dans le cadre de la campagne (Stand up for Ukraine) (...) En outre, la Commission, en collaboration avec la BERD (Banque européenne pour la reconstruction et le développement), ajoute un milliard supplémentaire pour les personnes déplacées en Ukraine. C'est fantastique. Donc 10,1 milliards d'euros", a déclaré la dirigeante européenne. 

Londres offre à Kiev des blindés et missiles antinaviresLe Premier ministre britannique s'est engagé à fournir à l'Ukraine des véhicules blindés et des missiles antinavires, en rendant hommage à l'armée ukrainienne pour "le plus grand fait d'armes du 21e siècle". "C'est grâce au leadership inébranlable du président Zelensky et à l'héroïsme invincible et au courage du peuple ukrainien que les desseins monstrueux de (Vladimir) Poutine sont déjoués", a déclaré Boris Johnson après sa rencontre avec Volodymyr Zelensky, selon un communiqué de ses services.

 L'Ukraine "toujours prête" à mener des pourparlers avec la Russie. "L'Ukraine a toujours dit qu'elle était prête à des négociations et chercherait toute possibilité pour arrêter la guerre. Parallèlement nous voyons malheureusement des préparatifs pour des combats importants, certains disent décisifs, dans l'est", a déclaré Volodymyr Zelensky samedi, lors d'une conférence de presse avec le chancelier autrichien Karl Nehammer. "Nous sommes prêts à nous battre et à chercher parallèlement des voies diplomatiques pour arrêter cette guerre. Nous envisageons toujours parallèlement un dialogue", a-t-il insisté. 

Moscou se rapproche du défaut de paiements en devises étrangères. Soumise à de lourdes sanctions financières, la Russie n'est plus qu'à un cran du défaut de paiements en devises étrangères. L'agence de notation financière Standard & Poor's Global Ratings (S&P) a abaissé samedi la note de la Russie au niveau de "défaut de paiement sélectif", "SD", soit le dernier cran avant la note "D" pour défaut de paiements. 

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky demande "une réponse mondiale ferme" après la frappe sur la gare de Kramatorsk. Le massacre de la gare de Kramatorsk n'a pas fini de faire réagir. En premier lieu, c'est le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, qui a demandé "une réponse mondiale ferme", après cette frappe survenue vendredi dans cette ville de l'est de l'Ukraine (encore sous contrôle ukrainien), où une frappe de missile a fait au moins 52 morts, dont cinq enfants, selon un dernier bilan des autorités locales. "C'est un autre crime de guerre de la Russie pour lequel chacun parmi ceux impliqués sera tenu responsable", a déclaré le chef d'Etat ukrainien dans un message vidéo. De son côté, Moscou a nié toute responsabilité, dénonçant une "provocation" ukrainienne.  

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