Ukraine : Kiev veut dissoudre le Parlement local de Crimée

Des hommes armés patrouillent devant le Parlement local de Crimée (Ukraine), le 1er mars 2014.
Des hommes armés patrouillent devant le Parlement local de Crimée (Ukraine), le 1er mars 2014. (BULENT DORUK / ANADOLU AGENCY)

La Crimée demande à Moscou son rattachement à la Russie et prévoit l'organisation d'un référendum le 16 mars. En retour, Kiev lance une procédure de dissolution du Parlement local.

La diplomatie est à l'œuvre, jeudi 6 mars, alors que la situation se détériore un peu plus en Crimée : l'annonce d'un référendum sur le statut de la péninsule. A Bruxelles (Belgique), les dirigeants de l'Union européenne ont étudié la situation en Ukraine, tandis que se dessine la stratégie des Occidentaux : entre discussions et sanctions

Francetv info revient sur les dernières informations de la journée : 

Vers le lancement d'un mandat d'arrêt international contre Ianoukovitch. Interpol examine une demande de "notice rouge" (plus connue sous le nom de mandat d'arrêt international), émise par Kiev, en vue de l'arrestation de l'ancien président ukrainien Viktor Ianoukovitch pour abus de pouvoir et meurtres. Ce dernier s'est réfugié en Russie après avoir quitté précipitamment Kiev le 22 février dernier.

Un pas vers la partition de l'Ukraine. Le Parlement local de Crimée a demandé à Vladimir Poutine le rattachement de la péninsule à la Russie. Une décision que l'UE a jugé "illégale". Le parlement de Crimée a également annoncé la tenue d'un référendum le 16 mars. Les électeurs de Crimée, un territoire stratégique pour Moscou où les forces russes cernent depuis le 28 février la plupart des bases militaires ukrainiennes, auront le choix entre un rattachement à la Russie ou une autonomie nettement renforcée.

Kiev lance la dissolution du parlement de Crimée. A la suite de ces annonces, Kiev a annoncé jeudi soir avoir lancé une procédure de dissolution du Parlement local de Crimée. 

 Obama juge que ce référendum viole le droit international. "Le référendum proposé sur l'avenir de la Crimée violerait la Constitution ukrainienne et violerait le droit international" a déclaré le président américain, Barack Obama, dans une courte allocution. "Toute discussion sur l'avenir de l'Ukraine doit inclure le gouvernement légitime de l'Ukraine", a-t-il ajouté. 

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