Dans l'est de l'Ukraine, un responsable de la police démissionne sous la pression de pro-russes

Un militant prorusse garde une barricade près du bâtiment des services de sécurité, le 11 avril 2014 à Lugansk, dans l\'est de l\'Ukraine.
Un militant prorusse garde une barricade près du bâtiment des services de sécurité, le 11 avril 2014 à Lugansk, dans l'est de l'Ukraine. (GENYA SAVILOV / AFP)

Cela fait une semaine que des insurgés prorusses ont pris des bâtiments publics à Donetsk et ses alentours. 

Regain de tension en Ukraine. Le chef de la police régionale à Donetsk (est) a annoncé sa démission, samedi 12 avril, sous la pression de manifestants pro-Moscou. Armés, ils ont pris, samedi matin, le contrôle d'un commissariat de Slaviansk, une ville de quelque 100 000 habitants située dans cette province ukrainienne frontalière de la Russie.

"Des hommes armés en tenue camouflage ont pris le commissariat de Slaviansk. La réaction sera très forte", écrit le ministre de l'Intérieur, Arsen Avakov, sur sa page Facebook, sans plus de précisions sur le nombre d'assaillants. "C'est la différence entre des protestataires et des terroristes", poursuit-il. Le ministre, qui indique être arrivé vendredi soir à Donetsk, a posté un peu plus tard un commentaire indiquant : "Les forces spéciales envoyées à Slaviansk." 

Kiev demande à Moscou "l'arrêt des actions provocatrices des agents russes"

Le siège local du service de la sécurité d'Etat (SBU) a également été pris d'assaut par des hommes armés. Le drapeau russe a été hissé sur l'un des bâtiments occupés.

Des insurgés pro-russes tiennent depuis près d'une semaine des bâtiments publics à Donetsk et Lougansk, deux grandes villes de l'Est. Ils réclament le rattachement à la Russie, ou au minimum un référendum sur plus d'autonomie régionale.

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères Andrij Dechtchitsia a téléphoné samedi à son homologue russe, Sergueï Lavrov, pour lui demander "l'arrêt des actions provocatrices des agents russes dans l'est de l'Ukraine". Il soupçonne la Russie de chercher à empêcher une réunion de conciliation quadripartite le 17 avril entre la Russie, l'Ukraine, l'Union européenne et les Etats-Unis et "à placer des obstacles sur la voie d'une solution à la crise".

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