Les Etats-Unis veulent maintenir les sanctions contre la Russie tant que la Crimée sera annexée

L\'ambassadrice des Etats-Unis à l\'ONU, le 18 janvier 2017.
L'ambassadrice des Etats-Unis à l'ONU, le 18 janvier 2017. (SAMUEL CORUM / ANADOLU AGENCY / AFP)

La nouvelle ambassadrice de l'administration Trump a demandé à la Russie et aux séparatistes de respecter "la souveraineté et le territoire de l'Ukraine".

Les relations ne vont pas encore complétement se réchauffer entre les Etats-Unis et la Russie. Les sanctions contre la Russie resteront en place "jusqu'à ce que la Russie redonne le contrôle de la péninsule (de Crimée) à l'Ukraine", a déclaré, jeudi 2 février, Nikki Haley, la nouvelle ambassadrice des Etats-Unis à l'ONU devant le Conseil de sécurité. Elle a jugé "malheureux" que pour sa première prise de parole devant le Conseil de sécurité elle ait dû "condamner les actions agressives de la Russie".

Cette première intervention était très attendue pour tenter de jauger quelle sera l'attitude de la toute jeune administration Trump envers la Russie, alors que le nouveau président s'est montré très conciliant envers Moscou et le président Vladimir Poutine.

"Cette crise va se poursuivre"

"Les Etats-Unis se tiennent aux côtés du peuple ukrainien qui souffre depuis presque trois ans sous l'occupation et l'intervention militaire russe", a lancé l'ancienne gouverneure de Caroline du Sud. "Tant que la Russie et les séparatistes qu'elle soutient ne respecteront pas la souveraineté et le territoire de l'Ukraine, cette crise va se poursuive", a-t-elle souligné.

Les relations entre Washington et Moscou se sont brutalement dégradées pendant la présidence de Barack Obama après l'annexion de la Crimée par la Russie en 2014, mais aussi après l'intervention militaire russe en Syrie, en soutien au régime de Bachar Al-Assad.

Donald Trump et Vladimir Poutine se sont promis de les améliorer notamment lors d'un long entretien téléphonique samedi et si l'on en croît les compte-rendus officiels le sujet très délicat des sanctions économiques avait été évité.

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